Washington : Trump-Trudeau Grand ménage dans l’ALENA ?

Washington : Trump-Trudeau

Grand ménage dans l’ALENA ?

Par : Abdelkader DJEBBAR

C’est surtout l’économie qui a été le principal sujet abordé à Washington lors du tête-à-tête Trump-Trudeau. Mais d’autres enjeux qui pourraient avoir une incidence sur le Canada sont aussi à surveiller. C’est l’Alena qui vient en tête de liste des préoccupations avec une longue vue braquée sur le Mexique, sans qu’il soit ouvertement cité.

Un exemple de grain de sable dans l’engrenage économique Amérique-Canada-Mexique: en matière de construction automobile, il arrive par exemple, “qu’une pièce soit produite aux USA, pour aller se faire raffiner et peaufiner au Mexique pour retourner en Amérique avant d’aller au Canada pour retourner aux États-Unis en prévision d’une utilisation finale. Ce n’est donc vraiment pas une partie de plaisir. Mais les “projo” restent beaucoup plus braqués sur le Mexique.

L’Alena s’avère être le point d’achoppement entre les trois partenaires. Mais le Canada reste très lié aux États-Unis, le Canada qui exporte vers l’Amérique des produits importés au départ du pays exportateur. Il s’agit d’un volume qui avoisine les deux milliards de dollars par jour en matière de commerce entre le Canada et pas moins de 35 États américains.  C’est dire que les enjeux sont vraiment énormes.

En matière purement de commerce, ce sont environ neuf millions d’emplois tissés entre les deux pays. Et ce n’est pas tout. Les relations bilatérales sont encore plus poussées dans d’autres secteurs à un point tel que pour la petite et sympathique blague, certains ne manquent de souligner que “le Canada est le 51e État américain”.

Selon de nombreux observateurs l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est une réussite pour le Canada. La valeur des échanges de biens et de services entre le Canada et les États-Unis atteint plus “d’un million de dollars par minute, chaque jour de l’année”. Dans le sillage de cet accord, le Canada a restructuré certains secteurs industriels pour mieux intégrer son économie à celle des États-Unis.

En bout de ligne, il faut noter que le président américain ne considère pas du tout que “le canada est une menace à l’économie américaine, affirmant que seulement quelques ajustements seront nécessaires entre les deux pays”.

Le premier ministre canadien et le président américain ont insisté sur la « relation exceptionnelle » qui unit les deux pays, rappelant l’importance de leur relation commerciale, qui est bénéfique d’un côté comme de l’autre de la frontière.

En point de presse et devant un impressionnant parterre de journalistes seulement quatre questions étaient permises: deux questions émanant de journalistes canadiens et autant du côté américain.

A.D

 

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