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Yémen : une trêve humanitaire le 15 décembre avec le début des pourparlers en Suisse sous l’égide de l’ONU

Yémen : une trêve humanitaire le 15 décembre avec le début des pourparlers en Suisse sous l’égide de l’ONU

ALGER – La présidence yéménite a annoncé mardi qu’une trêve humanitaire de sept jours, éventuellement renouvelable, aura lieu à partir du 15 décembre, date de l’ouverture en Suisse des pourparlers « directs » avec les rebelles sous l’égide de l’ONU dans le but de trouver une solution « politique, pacifique et ordonnée » au conflit qui perdure.

En effet, le ministre yéménite des Affaires étrangères, Adel Malak al-Mekhlafi, chef de la délégation gouvernementale à ces négociations, a annoncé mardi qu' »un accord sur un cessez-le-feu convenu entre le gouvernement et les putschistes doit entrer en vigueur le 15 décembre avec le début des pourparlers » en Suisse.

La trêve de sept jours « sera supervisée par l’ONU et peut être prolongée si elle est respectée par les miliciens (Houthis) », a souligné une source présidentielle yéménite.

Le cessez-le-feu qui sera mis en vigueur à partir de la mi-décembre au Yémen pour une durée d’une semaine, permettra notamment l’acheminement des aides humanitaires et une cessation des violences.

« En respectant le cessez-le-feu, les Houthis témoigneront de leurs bonnes intentions pour aller de l’avant dans l’examen du mécanisme d’application de la (résolution) 2216 », a estimé la même source.

La trêve a été évoquée la veille à Genève par le médiateur de l’ONU, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, dans le conflit meurtrier qui oppose depuis plus de huit mois les forces loyalistes à des rebelles Houthis.

Dans ce sens, l’onusien a appelé toutes les parties à respecter une cessation complète des hostilités afin de créer un environnement favorable aux pourparlers et donner aux Yéménites un répit après des mois de violence.

Seule une solution politique mettra fin à la crise

Le gouvernement du Yémen et les rebelles Houthis, ainsi que d’autres parties prenantes, ont promis de prendre part aux pourparlers présidés par l’envoyé onusien, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, en Suisse qui  « dureront aussi longtemps que nécessaire ».

Chaque délégation comptera huit négociateurs et quatre conseillers, il s’agirait d' »une série de consultations directes » entre les protagonistes.

Selon Ould Cheikh Ahmed, « ces consultations sont destinées à convenir d’un cessez-le-feu permanent, à obtenir une amélioration de la situation humanitaire et à permettre un retour à une transition politique pacifique et ordonnée ».

« Seule une solution politique mettra fin à la crise au Yémen », a-t-il estimé, ajoutant que « le dialogue pacifique et inclusif constitue le seul moyen de mettre fin aux souffrances de la population yéménite et de reconstruire la confiance et le respect mutuel. »

A cette occasion, il a appelé les parties à s’engager de bonne foi à chercher une solution politique durable qui répond aux aspirations du peuple yéménite en matière de paix, de stabilité et de prospérité.

L’objectif est de définir un plan pour la mise en œuvre des clauses de la résolution 2216 du Conseil de sécurité ordonnant aux rebelles de se retirer des territoires conquis depuis l’été 2014 et de restituer les armes lourdes.

L’accord prévoit également que les rebelles « lèvent le siège des villes, assurent l’entrée de l’aide humanitaire et la libération des détenus militaires et politiques ».

Sa nouvelle tentative de réunir les protagonistes autour d’une même table, après les deux précédentes échouées, en juin et en septembre, intervient alors que le conflit, qui a fait plus de 5.700 morts, dont près de la moitié des civils, s’est totalement enlisé.

« La guerre récente ne bénéficie qu’aux groupes comme Al-Qaïda et Daech et nous amène à un danger plus grave qui est celui du développement du terrorisme », avait averti fin octobre le médiateur de l’ONU.

Les Houthis ont conquis la capitale Sanaa puis de larges pans du territoire yéménite, avec l’aide d’unités de l’armée restées fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh. En mars, l’Arabie saoudite a pris la tête d’une coalition arabe pour stopper l’avancée des Houthis.

Aps

 

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