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Yémen 2019 : une paix fragilisée malgré les efforts de règlement du conflit

Sanaa - Le règlement du conflit au Yémen mettant aux prises le gouvernement et le Mouvement Ansarullah (Houthis) était toujours, malgré les percées diplomatiques, dans l'impasse en 2019, une situation qui s'est compliquée dans le pays par l’éclatement d'une crise séparatiste dans le sud du pays.

Yémen 2019 : une paix fragilisée malgré les efforts de règlement du conflit

Sanaa – Le règlement du conflit au Yémen mettant aux prises le gouvernement et le Mouvement Ansarullah (Houthis) était toujours, malgré les percées diplomatiques, dans l’impasse en 2019, une situation qui s’est compliquée dans le pays par l’éclatement d’une crise séparatiste dans le sud du pays.

En pleine guerre menée par une coalition arabe conduite par l’Arabie Saoudite en soutien au gouvernement d’Abd Rabbo Mansur Hadi, contre les Houthis qui se sont emparés de pans entiers du territoire, notamment la capitale Sanaa depuis le déclenchement du conflit en 2014, l’Onu n’a pas épargné d’efforts pour l’ouverture d’un dialogue inter Yéménite.

En outre, malgré les efforts et des compromis relatifs à la situation au Yémen, qui vit la pire crise humanitaire au monde actuellement, le conflit mobilise toujours l’Onu, sur fond d’appels à aider environ 3,3 millions de personnes déplacées, en plus du fait que le pays se trouve avec 24,1 millions de personnes, soit plus des deux tiers de la population, dans le besoin d’assistance, au moment où 80% de la population et environ 2 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de « sévère malnutrition ».

La guerre a essentiellement freiné les exportations du Yémen, affaibli la monnaie nationale, provoqué une inflation, limité les importations à cause de l’insécurité régnant à Hodeida, port stratégique, par où transitent 70% des importations du pays.

Selon des sources onusiennes et d’Ong, plus de 20 000 morts ont été enregistrés dans la guerre, depuis 2014 au Yémen où l’année 2019 était la plus meurtrière après 2018.

Il y a un an, en ce qui concerne le désastre humanitaire engendré par la guerre, l’Ong Save The Children estimait qu’environ 85 000 enfants étaient morts de faim ou de maladie au Yémen entre 2015 et 2019, pire encore le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a fait état d’une épidémie de dengue, s’ajoutant à celles ravageuses, le choléra et le paludisme.

Pour mettre fin à la guerre et préparer le terrain à la paix, une nouvelle série de pourparlers était menée mettant notamment l’accent sur l’aboutissement à un cessez-le-feu et l’ouverture des accès humanitaires dans l’ensemble du pays, ainsi que sur l’avancement d’un processus de paix pour faire taire les armes.

Les efforts visaient à consolider l’accord de cessez-le-feu paraphé par les Houthis et le gouvernement à Stockholm (Suède) fin décembre 2018, ce qui a constitué un premier pas vers la paix, mais l’application totale de l’accord se heurte encore à des difficultés empêchant même le travail des équipes de l’Onu.

Un accord pour régler la crise dans le sud du pays

La crise séparatiste déclarée dans le sud du pays a été apaisée en 2019 par la conclusion d’un accord entre le gouvernement et le Conseil de transition du sud (CTS), après des combats durant l’année 2019 avec les forces loyales au gouvernement ayant perdu le contrôle de la quasi-totalité du sud face aux séparatistes.

A l’issue de pourparlers, un accord a été signé à Ryadh en Arabie saoudite sous l’égide de l’Onu, le 5 novembre dernier, entre le gouvernement et le CTS.

Bien que des progrès symboliques aient été réalisés sur le front politique avec le retour du Premier Ministre Yéménite Maeen Said et plusieurs ministres à Aden, le calendrier de l’application finale de l’accord est repoussé en ce qui concerne certaines clauses politiques et militaires de l’accord.

Des observateurs estiment dans ce sens que l’accord de Riyadh reste fragile sur fond d’accusations mutuelles entre le gouvernement et le Conseil portant sur un « éloignement » du texte signé.

On relève notamment de nombreux obstacles dans l’application du volet militaire : le gouvernement voit la nécessité de fusionner les factions armées du CTS dans les formations militaires de ses forces, tandis que le Conseil appelle à préserver « l’identité méridionale » de ses factions et le maintien de sa structure actuelle.

Aps

 

 

 

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