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Yanis, Nicolas et Mehdi : Top 3 des prénoms des petits-fils d’immigrés Maghrébins

PARIS- Yanis, Nicolas et Mehdi figurent dans le Top 3 des prénoms des petits-fils d'immigrés maghrébins en France et chez les filles ce sont Sarah, Inès et Lina, révèle une étude sur les prénoms des enfants d'immigrés. Pour l'étude, publiée par l'Institut national des études démographiques (INED), les prénoms donnés par les immigrés à leurs enfants nés en France "reflètent l’héritage culturel ainsi que les normes dominantes en France".

 Yanis, Nicolas et Mehdi : Top 3 des prénoms des petits-fils d’immigrés Maghrébins

PARIS- Yanis, Nicolas et Mehdi figurent dans le Top 3 des prénoms des petits-fils d’immigrés maghrébins en France et chez les filles ce sont Sarah, Inès et Lina, révèle une étude sur les prénoms des enfants d’immigrés.

Pour l’étude, publiée par l’Institut national des études démographiques (INED), les prénoms donnés par les immigrés à leurs enfants nés en France « reflètent l’héritage culturel ainsi que les normes dominantes en France ».

Alors les immigrés de la première génération étaient prénommés Mohamed, Ahmed, Rachid, Fatiha, Fatima et Khadidja, ils ont donné à leurs descendants des prénoms comme Mohamed, Karim, Mehdi, Sarah, Nadia et Myriam, précise l’étude notant une nette évolution.

« S’appeler Lina, Mila ou Inès pour les filles, Adam, Liam ou Ethan pour les garçons, autant de prénoms dans le top 20 en 2017, est une marque d’adoption des goûts dominants », ont expliqué les rédacteurs du document qui rappellent que ces prénoms sont quasiment inexistants avant l’an 2000 et peuvent difficilement passer pour « typiquement français ».

Les auteurs font remarquer que les immigrés du Maghreb arrivent en France avec des prénoms « très éloignés » de ceux de la population majoritaire (Mohamed, Fatiha), soulignant que la part des prénoms Arabo-musulmans est supérieure à 90 %.

« A la génération suivante, encore près des deux tiers des enfants d’immigrés reçoivent un prénom Arabo-musulman, mais leur registre culturel est plus ambigu (Nadia, Myriam) », explique l’étude, relevant que les prénoms que reçoivent les petits-enfants sont, en 2008, proches de ceux que la population majoritaire donne à ses enfants.

Les auteurs de l’étude ont remarqué aussi que, comme pour les petits-enfants des Européens du Sud, le choix croissant de prénoms appartenant au registre des prénoms maintenant considérés comme communs (Inès, Sarah).

Par ailleurs, l’étude révèle que les musulmans gardent des prénoms spécifiques plus souvent que les personnes sans religion et les chrétiens, soutenant que le degré de religiosité a une influence quelle que soit la religion.

« Si, en moyenne, 23 % des petits-enfants d’immigrés maghrébins portent un prénom Arabo-musulman, la proportion varie selon la religiosité des parents. Alors que des parents sans religion choisissent dans 7 % des cas un prénom Arabo-musulman pour leur enfant, ce sont 63 % de ceux à forte religiosité (qui considèrent la religion comme très importante dans leur vie) qui le font », explique-t-on, notant qu’il existe une transmission « significative » de prénoms associés à des origines maghrébines. Mais généralement, soutient l’étude, les prénoms donnés par les immigrés à leurs enfants, et ceux que reçoivent à la génération suivante leurs petits-enfants, sont puisés dans le registre des prénoms des pays d’origine.

Aps

 

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