Washington : La lutte anti terroriste

Washington : La lutte anti terroriste

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

La réussite de la lutte militaire et sécuritaire contre le terrorisme est subordonnée à être nécessairement accompagnée de politiques et programmes politiques, économiques, sociaux, culturels, éducatifs, religieux et autres prenant en charge les différentes vulnérabilités de la société, que la propagande terroriste exploite intensément.

C’est ce qu’a souligné notre ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, à la réunion ministérielle de Washington sur la sécurité, la gouvernance, le commerce et l’investissement en Afrique, à l’invitation du Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

Cette réunion qui a enregistré la participation de nombreux Ministres des Affaires étrangères africains, et des représentants de la société civile et du monde des affaires africain, a permis aux participants de procéder à un  échange sur les défis auxquels le continent africain est confronté dans les domaines sécuritaires, de la gouvernance et dans le domaine de la promotion du commerce et de l’investissement.

L’expérience algérienne des années 90 particulièrement n’a pas manqué de polariser l’attention. Notre ministre a évoqué, dans ce cadre, la mise en œuvre d’une profonde politique de déradicalisation et de prévention de la radicalisation ayant pour objectifs la suppression des facteurs pouvant engendrer la marginalisation ou alimenter l’extrémisme et la violence dans la société. Tous les acteurs ont été mis à contribution pour promouvoir la logique de l’inclusion contre celle de l’exclusion.

Messahel a, par la suite, rappelé que la deuxième approche a consisté à voir dans la démocratie le véritable antidote à l’extrémisme violent et au terrorisme et à œuvrer à l’ancrage de ses leviers dans le fonctionnement de la République et de ses institutions ainsi que dans leur relation avec la société et les citoyens.

Le ministre des Affaires étrangères est également revenu sur la troisième approche qui consiste en la mise en oeuvre graduelle de la politique de réconciliation nationale, une approche qui repose sur la conviction que les  conflits armés autant que les crises violentes les plus aigües peuvent ne pas se prolonger si la voie du dialogue, de la raison, du sacrifice, de la générosité et du pardon est empruntée avec sincérité et engagement. Cette conclusion est confortée par le classement 2017 de l’institut Gallup basé à Washington, lequel place l’Algérie au 7ème rang des pays les plus sûrs au monde, selon l’indice Law and Order.

(A.D. avec APS) 

 

 

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