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Valls au Canada : Le libre échange, tout un symbole

Valls au Canada : Le libre échange, tout un symbole

Synthèse par : Kader DJEBBAR

C’est surtout et avant tout le libre-échange entre le Canada et l’Union européenne qui a dominé la visite de Manuel Valls au Canada a un point tel que l’entente est qualifiée de « progressiste et qu’elle constitue un puissant symbole pour les pays qui sont tentés par le protectionnisme.

Profitant de la visite officielle de son homologue français Manuel Valls, M. Trudeau a soutenu que l’Union européenne doit maintenant faire ses devoirs pour assurer l’adoption de ce traité de libre-échange, qui est contesté par certains groupes et par les Wallons de la Belgique.

À voix haute, M. Trudeau a affirmé que plusieurs s’interrogeront sur l’utilité de l’Union européenne si l’on est incapable de ratifier cet accord à Bruxelles et dans les capitales européennes.

L’avenir de cet accord était l’un des principaux sujets à l’ordre du jour de la visite officielle de M. Valls. La France appuie sans équivoque l’entente.

«C’est un accord avec un pays progressiste, qui a un gouvernement progressiste. L’accord lui-même non seulement est gagnant-gagnant, bon pour la France et l’Europe, bon pour le Canada et les Canadiens.  Cet accord devient un symbole important qui démontre, malgré ce que disent les forces antimondialistes ou anti commerce international, que l’on peut conclure des accords qui sont dans l’intérêt pas juste du pays, ou des multinationales, mais des petits producteurs, des citoyens et des travailleurs», a lancé M. Trudeau en conférence de presse.

Pour sa part, le premier ministre français Manuel Valls a soutenu que le Canada et la France étaient «déterminés à renforcer» la lutte contre le terrorisme.

«Nous sommes ensemble absolument déterminés à renforcer notre coopération antiterroriste», a déclaré Manuel Valls.

Les deux pays veulent «accroître les échanges» entre leurs services de police et de renseignement pour combattre la radicalisation qui «en France concernent malheureusement plusieurs milliers de jeunes».

Valls, qui est au Canada depuis mercredi, a participé jeudi à Montréal à une conférence des premiers ministres sur l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Mais au cours d’un déjeuner de presse en matinée jeudi, auquel a participé Le Devoir, il a été invité à se prononcer sur le débat entourant les voiles islamiques. Tout en disant respecter les divergences canadiennes sur la question, il souligne à gros traits à quel point ces voiles ne sont pas neutres et doivent être combattus.

« Il y a une bataille politique, culturelle qu’il faut mener. Et je pense en effet que les signes religieux sont souvent moins des signes religieux que des revendications politiques ou culturelles, a déclaré M. Valls aux quelques journalistes présents. Comment on le traite ? Chacun a son modèle, chacun a sa réponse. Mais je considère, moi, que la burqa, le voile intégral, est un élément profond de la négation de la femme. Cacher la femme de l’espace public, c’est la négation de la femme, et ça, ce n’est plus un problème de religion. C’est un problème de valeurs démocratiques. »

A.D

 

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