Une élection qui a tourné à la confusion de l’establishment occidental

Une élection qui a tourné à la confusion de l’establishment occidental

Par : Kharroubi Habib

Vladimir Poutine a été triomphalement réélu par ses compatriotes russes à la grande confusion mal refrénée de l’establishment politico-médiatique occidental qui tout en s’étant fait à la certitude de sa victoire n’en a pas moins rêve éveillé à ce qu’elle serait étriquée pour lui permettre de continuer à récuser en doute et sa légitimité démocratique et le lien de confiance qui le lie à son peuple. Ce beau monde a attendu confirmation pour son fantasme par le score que réaliserait Poutine et surtout par le taux d’abstention qui s’exprimerait dans le scrutin. Son attente était que le président russe sortant soit réélu avec un score moindre que ceux qui lui ont permis de remporter les précédentes élections et qui plus est dans uns scrutin où la hauteur du taux d’abstention du corps électoral ferait preuve que sa gouvernance a suscité un désenchantement en Russie.

Las, Poutine a réalisé le meilleur score électoral de sa carrière politique et le taux d’abstention dans l’électorat russe a été le plus bas dans une élection présidentielle russe. Elu de la sorte, il a toute légitimité d’estimer avoir été plébiscité par ses compatriotes satisfaits de ce qu’il a réalisé pour eux dans ses mandats précédents. Il n’y avait que l’establishment occidental à ne pas comprendre qu’avec Poutine les Russes ont renoué avec la fierté d’appartenir à une grande nation et que pour la leur avoir redonnée ils lui resteront fidèles et reconnaissants. Si la réélection suscite le dépit de cet establishment politico-médiatique occidental, c’est précisément parce qu’elle lui est révélatrice que le peuple russe est au diapason avec son président qui a entrepris de faire reconnaître à l’Occident que la Russie est de retour sur la scène internationale en tant que grande puissance dont il lui faut désormais entendre la voix et prendre en compte ses intérêts géopolitiques.

Plébiscité dans les urnes, Vladimir Poutine n’a plus à craindre l’agitation de son opposition interne dont ses adversaires occidentaux mettent frénétiquement sous les feux médiatiques les moindres manifestations contestatrices. Les électeurs russes l’ont disqualifiée en ne répondant pas à son appel au boycott de l’élection présidentielle. Sa légitimité démocratique renforcée, le président russe est désormais en position de force vis-à-vis des Occidentaux qui la lui ont contestée et se sont ingéniés à le présenter comme un «dictateur» qui s’impose à la Russie par la force des appareils militaro-policiers.

Enfin, si l’establishment occidental a quelque raison de voir dans la réélection de Poutine une «catastrophe» qu’il continuera à essayer de présenter comme préjudiciable pour la paix et l’entente internationales, le reste du monde l’a pour sa part accueillie avec satisfaction car augurant que le basculement opéré grâce à la politique étrangère qu’il mène va consolider l’ordre mondial multipolaire dont elle vise à l’instauration. L’on comprend de ce point de vue que les drapeaux soient en berne en Occident suite à la réélection de l’homme d’Etat russe qu’est Poutine dont l’habileté tactique et la fermeté des convictions ont mis en échec le dessein occidental de pérennisation de l’hégémonisme impérialiste au profit des Etats de l’alliance atlantiste.

KH.H
 

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