Analyse

Un retour dont les Algériens ne veulent pas

Un retour dont les Algériens ne veulent pas

Par : Kharroubi Habib

L’assassinat d’un policier vendredi soir à Constantine par des criminels dont l’acte odieux a été revendiqué par l’organisation terroriste autoproclamée Etat islamique a réveillé la crainte, chez les citoyens, d’un retour du terrorisme urbain dont ils n’ont plus eu à en subir les effets depuis des années. A beaucoup, l’attentat de Constantine apparaît annonciateur que le résidu qui survit de groupes armés que l’ANP et les forces de sécurité ont réussi à neutraliser en grande partie cherche probablement à reprendre pied dans les grandes agglomérations pour tenter de commettre des attentats dont ils escomptent que le retentissement médiatique fera pièce à celui qu’ont les annonces du ministère de la Défense faisant état des succès à répétition que connaît la traque qui lui est faite. Il fait crédit aussi à l’idée que l’organisation terroriste autoproclamée Etat islamique dont les tentatives d’implantation en Algérie par le biais de groupes armés susceptibles d’affronter le dispositif antiterroriste ont été déjoués a peut-être ordonné comme stratégie à ses recrues rescapées de se fondre dans les zones urbaines et d’y instaurer un climat d’insécurité qui jetterait le trouble sur l’image de paix et de sécurité que donne d’elle-même l’Algérie en étant parvenue à faire échec au complot terroriste ayant visé à la destruction de son Etat républicain.

Si telle est la stratégie criminelle par laquelle l’organisation terroriste veut démontrer qu’elle existe en Algérie malgré les revers que l’ANP a infligés aux groupes armés qui s’en sont revendiqués, cela impose que les citoyens ne voulant pas revivre les affres du cycle des attentats sanglants criminels aient conscience que la seule protection vigilante de l’ANP et des forces de sécurité n’est pas suffisante pour les en prémunir. Il leur revient également de faire preuve de vigilance et de contribuer quand ils en ont la possibilité de permettre à ces forces de disposer des indices et renseignements qui leur feraient anticiper les actions terroristes projetées et neutraliser leurs auteurs et commanditaires.

L’inquiétant donné à voir le bilan de la lutte antiterroriste est cette prolifération de réseaux de soutien aux groupes armés que Daech tente d’implanter dans le pays ayant été démantelés par les forces de sécurité. Leur existence n’a été le plus souvent découverte que grâce aux informations que ces forces de sécurité ont obtenues des terroristes armés qu’elles parviennent à neutraliser.

Une plus grande vigilance citoyenne aurait des chances de faire débusquer ces sortes de réseaux avant que ceux qu’ils soutiennent, ravitaillent et informent ne tombent dans les rets des forces de sécurité. En s’exerçant, elle enlèverait aux candidats à l’action terroriste le sentiment motivant pour eux d’opérer protégés par la peur qu’ils inspirent.

La résurgence du cycle des attentats terroristes est une perspective dont les Algériens ne veulent à aucun prix. De la violence terroriste, ils gardent des plaies qui ne se sont pas refermées et la conviction que ceux qui en ont été les promoteurs leur vouent à eux et à l’Algérie une haine insondable. Raison pour laquelle ils se doivent de ne pas rester spectateurs amorphes de la lutte engagée pour éradiquer les nervis qui prétendent rallumer les feux de la violence terroriste.

 

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