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Turquie-UE : réunions et rencontres pour éviter une nouvelle crise migratoire

U.A - Une série de réunions et de rencontres de haut niveau sont prévues dans les prochaines heures en Europe, confrontée désormais à un nouveau risque de crise migratoire majeure après la décision de la Turquie d'ouvrir ses frontières à des centaines de milliers de réfugiés et de migrants se trouvant sur son sol.

Turquie-UE : réunions et rencontres pour éviter une nouvelle crise migratoire

U.A – Une série de réunions et de rencontres de haut niveau sont prévues dans les prochaines heures en Europe, confrontée désormais à un nouveau risque de crise migratoire majeure après la décision de la Turquie d’ouvrir ses frontières à des centaines de milliers de réfugiés et de migrants se trouvant sur son sol.

Le Président Turc Recep Tayyip Erdogan a sommé lundi l’Europe de « prendre sa part du fardeau » dans l’accueil de migrants et des réfugiés de Syrie après leur avoir ouvert vendredi les portes vers le Vieux continent dans une tentative d’obtenir davantage de soutien occidental en Syrie, où Ankara mène des opérations militaires.

Du côté Européen, plusieurs responsables et dirigeants dénoncent « un chantage inacceptable » de la part d’Ankara l’appelant à respecter l’accord visant à empêcher les migrants d’atteindre l’Europe.

En attendant, plusieurs rencontres sont programmées notamment au niveau de l’UE qui redoute une crise migratoire similaire à celle de 2015 : Ainsi, une réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur du bloc européen a été convoquée mercredi à Bruxelles pour aider la Grèce et la Bulgarie après la décision de la Turquie de laisser passer les réfugiés et les migrants.

« La réunion extraordinaire des Ministres de l’Intérieur de mercredi sera l’occasion d’adopter des mesures de soutien à la Grèce », a affirmé le vice-Président de la Commission Européenne Margaritis Schinas sur son compte twitter.

Cette réunion sera suivie jeudi et vendredi d’une réunion des Ministres des Affaires Etrangères de l’UE à Zagreb, (Croatie), Présidée par le chef de la diplomatie Européenne, Josep Borrell, pendant laquelle les tensions avec la Turquie et le conflit en Syrie seront à l’ordre du jour.

Borrell est attendu par ailleurs ce mardi à Ankara pour des discussions à « haut niveau » sur la situation dans la province d’Idleb, dans le Nord-ouest de la Syrie. Accompagné par le commissaire européen à la Gestion des crises, Janez Lenarcic, l’Espagnol échangera avec des responsables turcs sur les « conséquences humanitaires pour la population civile sur le terrain » du conflit en Syrie, « ainsi que de la situation des réfugiés syriens en Turquie », selon un communiqué de l’UE.

Pour sa part, la Présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen, va se rendre mardi à la frontière Gréco-Turque avec les Présidents du Conseil et du Parlement Européens, Charles Michel et David Sassoli. Pour discuter du « défi » auquel la Grèce est confrontée face à l’afflux de réfugiés.

« Le défi que doit relever la Grèce est un défi européen », a déclaré au cours d’une conférence de presse Mme von der Leyen. « La Grèce a notre entier soutien », a-t-elle ajouté.

La Grèce « en état d’alerte maximale »

Plusieurs milliers de migrants et de réfugiés sont massés le long des 212 km de la frontière terrestre gréco-turque qui borde le fleuve Evros (nommé Meritsa côté turc) dans l’attente de pouvoir passer en Grèce. L’Organisation internationale des migrations (OIM) a estimé leur nombre à quelque 13.000 le week-end passé.

Une augmentation des arrivées est également enregistrée par la mer dans les îles de l’Egée, en face de la Turquie. De ce fait, la Grèce s’est placée dimanche en état d’alerte « maximale » pour protéger ses frontières et a annoncé que toute nouvelle demande d’asile serait suspendue pour ceux y entrant illégalement.

Face à cette situation, l’Agence européenne de contrôle des frontières Frontex a accepté lundi de lancer une opération rapide de soutien à la Grèce, à la demande d’Athènes. La Bulgarie a également demandé un soutien européen pour faire face aux arrivées de migrants et de réfugiés à sa frontière.

Par ailleurs, un appel à « une action urgente » face à « la crise humanitaire sans précédent » a été lancé lundi par le Conseil de l’Europe. « Il est temps d’agir immédiatement et de répondre aux besoins humanitaires et de protection des personnes coincées entre la Turquie et la Grèce », a réclamé la Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatovic.

Plus que tout autre pays au monde, la Turquie accueille sur son sol plus de quatre millions de réfugiés et migrants, en majorité des Syriens. Une délégation de l’ONU s’est rendue lundi dans le nord-ouest de la Syrie où elle a constaté les « graves conséquences humanitaires » des combats en cours à Idleb, soulignant le « besoin urgent » d’aide. Et une rencontre sur ce dossier est prévue jeudi à Moscou entre les Présidents Russe et Turc Vladmir Poutine et Erdogan.

Ankara qui menace désormais l’Europe de « millions » de migrants, déplore le manque de soutien de la part de l’Union Européenne (UE), qui n’a pas tenu ses promesses d’aider la Turquie à soutenir les migrants, et de prévenir de nouvelles vagues de migration depuis les pays en proie aux conflits, notamment la Syrie.

Sur les 6 milliards d’euros promis à la Turquie dans l’accord conclu avec Bruxelles en 2016, 3,2 milliards ont été versés, a-t-on précisé de source Européenne. L’argent doit aider Ankara à financer l’accueil des réfugiés, en particulier les Syriens fuyant la crise et à empêcher qu’ils se dirigent vers l’UE.

Aps

 

 

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