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Tunisie : la composante du nouveau gouvernement connue dans les prochaines heures

Tunis - L'annonce de la composante du nouveau gouvernement tunisien sera connue dans les prochaines heures, a fait savoir le chef du gouvernement désigné, Habib Jomli, précisant qu'une séance à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) se tiendra pour un vote de confiance au nouveau cabinet.

Tunisie : la composante du nouveau gouvernement connue dans les prochaines heures

Tunis – L’annonce de la composante du nouveau gouvernement tunisien sera connue dans les prochaines heures, a fait savoir le chef du gouvernement désigné, Habib Jomli, précisant qu’une séance à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) se tiendra pour un vote de confiance au nouveau cabinet.

La liste des membres du nouveau gouvernement « est entre les mains du président de la République Kaies Saied », a précisé M. Jomli lors d’une conférence de presse tenue, mercredi soir, à Tunis, soulignant que le choix des membres de son cabinet s’est fait sur les critères de la compétence et de l’intégrité.

Parmi les critères, figurent également, a-t-il fait observer, le programme du gouvernement et ses priorités.

Dans ce sens, M. Jomli a indiqué que la nouvelle équipe est composée de compétences nationales et de la diaspora, tout en respectant la parité Homme/Femme, en réservant un quota de 40% aux femmes et que la moyenne d’âge est de 50 ans.

Réagissant, en outre, à des critiques émanant de certaines formations politiques quant au fait d’opter pour un gouvernement de compétences, qui va, selon elles, contre leurs intérêts, Habib Jomli a indiqué « qu’un gouvernement de compétences n’est pas un gouvernement contre des partis ».

« Au contraire, la réussite du gouvernement de compétences sera le meilleur appui pour les partis politiques. L’équipe choisie, collaborera, harmonieusement, avec le gouvernement et le parlement », a-t-il argué, remerciant à l’occasion le parti En Nahdha disposant d’une majorité relative à l’ARP et les autres partis politiques pour avoir respecté ses conditions.

Selon le chef du gouvernement désigné, « le paysage politique actuel ne permet pas la formation d’un gouvernement de coalition, l’expérience l’a montré ».

Pour Jomli, le critère primordial pour évaluer le rendement des membres du nouveau gouvernement sera le degré de réussite dans l’exécution de leurs programmes départementaux. Le nouveau gouvernement travaillera, selon lui, en fonction d’une nouvelle méthode de travail axée sur la transparence et le sens de la responsabilité.

« Chaque ministre élabore son projet de programme durant le premier mois de sa prise de fonction qui sera exposé lors du conseil des ministres avant d’être soumis aux députés », dira-t-il, notant que son cabinet sera réaliste dans ses objectifs et ne fera pas dans le populisme. « Nous ne faisons pas de promesses irréelles (…) », a-t-il affirmé.

Ce que prévoit la Constitution en cas de non validation du gouvernement

La Constitution tunisienne en vigueur prévoit – en cas de non validation de la chambre des représentants du peuple (ARP) pour l’équipe du chef du gouvernement après le deuxième mois accordé par le président- la désignation d’une nouvelle personnalité par le chef de l’Etat. La nouvelle personnalité aura aussi un mois renouvelable pour former un gouvernement, faute de quoi de nouvelles élections législatives seront organisées.

Le chef du gouvernement, Habib Jomli, a été désigné le 15 novembre. Il a vu le délai pour la formation de son gouvernement renouvelé par Kaies Saied, le 15 décembre dernier.

Durant le premier mois, Habib Jomli n’a pas réussi lors de ses concertations de convaincre les formations politiques pour présenter des noms susceptibles de faire partie de son équipe.

Certains partis lui ont reproché notamment sa proximité du parti En Nahdha et le fait qu’il ne disposait pas d’un programme capable d’apporter des solutions à la crise « multi-dimensionnelle » que connait le pays.

Le parti En Nahdha avait, de son côté, insisté sur le fait de décrocher des ministères régaliens, à l’image de la Défense nationale, de Intérieure et des Affaires étrangères.

Cet état de fait a contraint, Habib Jomli, d’opter finalement pour la formation d’un gouvernement de compétences nationales.

La formation de gouvernement doit se faire sans retard, a estimé récemment Jomli, notant que les Tunisiens ont besoin d’un gouvernement pour la prise en charge de leurs préoccupations.

Les élections législatives en Tunisie ont eu lieu le 6 octobre dernier. Elles ont vu arriver en première position le parti En Nahdha suivi par le parti Qalb Tounes.

Aps

 

 

 

 

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