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Tebboune : « On importe du blé pour jeter du pain »

Il est inconcevable d’importer du blé pour, en bout de ligne, jeter du pain non consommé la veille. C’est tout simplement du gaspillage. "Acheter du blé pour gaspiller le pain est une perte en devises", a déclaré Abdelmadjid Tebboune en marge de la 28e édition de la Foire de la production nationale, qu'il a inaugurée au Palais des expositions des Pins Maritime. Les importations nationales en blé tendre avoisinent 6,2 millions de tonnes annuellement.

Tebboune : « On importe du blé pour jeter du pain »

Montréal par : Abdelkader DJEBBAR

Il est inconcevable d’importer du blé pour, en bout de ligne, jeter du pain non consommé la veille. C’est tout simplement du gaspillage.

« Acheter du blé pour gaspiller le pain est une perte en devises », a déclaré Abdelmadjid Tebboune en marge de la 28e édition de la Foire de la production nationale, qu’il a inaugurée au Palais des expositions des Pins Maritime. Les importations nationales en blé tendre avoisinent 6,2 millions de tonnes annuellement.

Les pouvoirs publics avaient pris récemment des mesures pour réduire les importations de cette céréale, en définissant les besoins réels du marché national qui ne devraient pas dépasser 4 millions de tonnes par an.

Mais dans un passé très récent, l’Algérie a diminué ses importations en céréales permettant au trésor public d’économiser un (1) milliard de dollars dont 908 millions de dollars de blé dur que le pays a cessé d’importer depuis juin dernier. Durant les premiers mois de 2019, les importations en céréales (blé tendre, blé dur, mais) avaient atteint 2,11 milliards de dollars, contre 2,4 milliards à la même période de 2018.

Les importations Algériennes de céréales ont dépassé 2,11 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2019, contre plus de 2,40 milliards dollars au cours de la même période en 2018, en baisse de plus de 12%, a-t-on appris auprès de la direction générale des Douanes.

De janvier à septembre 2019, les importations des céréales, qui ont représenté 34,15% de la facture globale des importations, ont enregistré ainsi une baisse de 290,34 millions de dollars, soit 12,06%, selon les données statistiques de la direction des études et de la prospective des Douanes (DEPD).

Cette tendance baissière des importations des céréales est appelée à se poursuivre dans le futur, encouragée par une importante production nationale réalisée durant la campagne 2018-2019, notamment pour l’orge et le blé dur.

Elle est aussi le fruit des mesures prisent afin de rationaliser les importations notamment du blé tendre, a précisé la même source.

Ces mesures ont permis de cerner les véritables besoins du marché national en blé tendre, fixés à 4 millions de tonnes au lieu de 6,2 millions de tonnes qui étaient importées chaque année.

Cette réalisation a permis d’atteindre l’autosuffisance en arrêtant, en juin 2019, les importations de cette matière, a-il-relevé, notant que, ces mesures ont réduit considérablement la facture d’importation de plus d’un (01) milliard de dollars, dont 908 millions dollars pour le blé dur.

A.D

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