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TEBBOUNE en « Chevalier Blanc » 2 et fin

Et arriva le 24 mai 2017, date à laquelle Abdelmadjid TEBBOUNE est nommé Premier Ministre, succédant ainsi à Abdelmalek Sellal, qui était à la tête du gouvernement depuis 2012. Le reste du gouvernement est nommé le 25 mai 2017, lorsqu'il prend ses fonctions.

TEBBOUNE en « Chevalier Blanc » 2 et fin

Lille par : Mohammed CHOUAKI

Et arriva le 24 mai 2017, date à laquelle Abdelmadjid TEBBOUNE est nommé Premier Ministre, succédant ainsi à Abdelmalek Sellal, qui était à la tête du gouvernement depuis 2012. Le reste du gouvernement est nommé le 25 mai 2017, lorsqu’il prend ses fonctions.

D’abord, TEBBOUNE a joué avec le feu en croyant s’imposer comme un chevalier blanc. « L’erreur de TEBBOUNE est sa brutalité contre les hommes d’affaires et à leur tête Ali Haddad », confie un proche de l’ancien Premier Ministre, rapporte « Mondafrique ».

« Fraîchement nommé, il a voulu démontrer qu’il est le véritable patron en écartant trop hâtivement les oligarques les plus influents. Il n’a même pas essayé de ménager quelques-uns ou de pactiser avec certains d’entre-deux contre d’autres. Il a tout simplement déclaré la guerre à tout le monde », nous explique la même source.

Mais ce dernier n’a rien voulu entendre. Après avoir senti l’adhésion populaire, TEBBOUNE a encore accéléré ses attaques contre ces oligarques qui s’impliquaient ouvertement dans les affaires du gouvernement. Il tente de paralyser Ali Haddad, le patron des patrons Algériens et un des plus puissants hommes d’affaires du pays, à coups de mises en demeure. Il balaie d’un revers de la main l’héritage d’Abdesslam Bouchouareb au Ministère de l’Industrie et bloque ainsi plusieurs projets d’usine de montage des véhicules.

La pugnacité de TEBBOUNE lui vaut un succès populaire, mais provoque indirectement le regroupement hostile de tous les oligarques qui ont actionné leurs relais dans le pouvoir Algérien.

« Derrière chaque oligarque, il y a un clan politique. Ses riches hommes d’affaires redistribuent le gâteau à leurs amis politiques qui les protègent et soutiennent. TEBBOUNE a sous-estimé cette dimension politique et tout un appareil au sein de l’Etat s’est mis en branle pour le déstabiliser », révèle anonymement le membre du bureau politique d’un parti très influent à Alger.

C’est, ensuite, Saïd Bouteflika qui est monté au créneau pour exprimer son désaccord avec TEBBOUNE. Le frère du Président, confient ses proches, a surtout été scandalisé par le « populisme économique de TEBBOUNE ». « Dans les ports, les marchandises étaient bloquées suite à des mesures radicales prises sans aucune concertation. Les banques ne savaient plus à quel saint se vouer. Les partenaires étrangers ont pris peur et les chancelleries ont réclamé des éclaircissements à la Présidence. Saïd Bouteflika ne pouvait plus se taire et rester silencieux », nous assure un homme d’affaires ami et habitué des salons fréquentés par les membres du clan Présidentiel, souligne encore « Mondafrique ».

M.CH

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