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Syrie : victoires sur le terrain, retour progressif sur la scène internationale

Après plusieurs années de conflit complexifié avec l'implication des puissances régionales, étrangères et de groupes terroristes, le gouvernement Syrien contrôle aujourd'hui plus des deux tiers du pays et enregistre un retour progressif sur la scène internationale après la décision de plusieurs pays de rétablir les relations avec Damas après des années d'interruption.

Syrie : victoires sur le terrain, retour progressif sur la scène internationale

Après plusieurs années de conflit complexifié avec l’implication des puissances régionales, étrangères et de groupes terroristes, le gouvernement Syrien contrôle aujourd’hui plus des deux tiers du pays et enregistre un retour progressif sur la scène internationale après la décision de plusieurs pays de rétablir les relations avec Damas après des années d’interruption.

L’armée Syrienne a progressé vers la limite septentrionale du district de Manbij où elle devait empêcher l’avancée des forces de « Bouclier de l’Euphrate » sur l’axe de Manbij contrôlé par des unités kurdes.

La Turquie a lancé en août 2016 dans le nord de la Syrie l’opération « Bouclier de l`Euphrate », visant à la fois les combattants kurdes et les éléments du groupe terroriste autoproclamé « Etat islamique » (EI/Daech). Les autorités Syriennes ont dénoncé cette intervention sur son territoire comme une atteinte flagrante à la souveraineté de la Syrie.

Par ailleurs, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a qualifié la reprise des régions kurdes par les forces gouvernementales Syriennes de « tendance positive » élargissant la zone de contrôle du gouvernement Syrien, affirmant que son entrée « va dans le sens d’une stabilisation de la situation ».

La ville de Minbej, dans le nord de la Syrie, est en état d’alerte et de forte tension après que Washington ait annoncé son intention de retirer ses troupes de Syrie, ont rapporté les médias, précisant que des unités de l’armée syrienne sont déjà en route pour sécuriser les villes du Nord du pays, afin de répondre à la sollicitation des populations, après que des « renforts militaires » turcs ont été déployés près des frontières syriennes dans des zones proches de la ville de Minbej suite à la décision du retrait des forces Américaines de la ville.

Retour progressif sur la scène internationale

Après l’annonce du retrait des troupes Américaines au nord de la Syrie, la Russie a plaidé jeudi pour la restauration de la souveraineté de la Syrie sur cette partie du pays, invitant la Turquie à s’abstenir de toute opération militaire et à respecter les accords de désescalade signés avec Moscou et Téhéran, pays garants du processus d’Astana sur la Syrie, pour garantir la paix et la préservation de la sécurité et épargner la perte de vie des citoyens Syriens.

Sur le flanc diplomatique les choses s’accélèrent en cette fin d’année sur une note de triomphe pour le gouvernement Syrien, notamment avec la décision du Président Américain Donald Trump, qui a ébranlé tout le monde, y compris ses propres généraux et la sphère diplomatique à Washington », notent les médias étrangers, et la dernière visite du président soudanais Omar al-Bachir à Damas.

En outre, il y a quelques jours, les Emirats Arabes Unis ont rouvert leur ambassade à Damas, fermée depuis le déclenchement du conflit Syrien en 2011, dans le cadre d’une campagne de pression multinationale dirigée contre le gouvernement du Président al-Assad.

Bahreïn, une autre monarchie de la région du Golfe, a suivi d’autres pays, dont le Koweït, qui s’apprêtent à rétablir leurs relations diplomatiques avec Damas en 2019, note encore le journal qui relève que la Ligue Arabe « envisage de réadmettre la Syrie sept ans après l’en avoir expulsée ».

Pour l’hebdomadaire dominical Britannique The Observer, tenir compte de tous ses éléments, en l’occurrence l’évolution militaire et diplomatique au cours des six derniers mois, « ne laisse plus aucun doute qu’al-Assad a absolument gagné une guerre sur plusieurs fronts, contre la rébellion, les réseaux terroristes et contre l’Occident ».

Le journal Américain The Washington Post, a lui, cité en exemple la reprise du contrôle du territoire national et la réouverture d’ambassades dans la victoire de Bachar al-Assad sur ses adversaires, assurant que ses positions se renforcent dans le monde Arabe, notamment avec l’ouverture en 2018 de la frontière sSyrienne avec la Jordanie et la réouverture d’ambassades.

Le média estime que le retrait des forces Américaines de Syrie ne fera qu’accélérer la réintégration du gouvernement syrien dans le monde arabe et sur la scène internationale. Par ailleurs, plusieurs compagnies aériennes ont décidé de reprendre leurs vols vers l’aéroport de Damas, où un premier vol direct a été effectué jeudi dernier à destination de Tunis.

Le Haut Comité Syrien de secours (HCS) a indiqué que plus de 4 millions des 6,9 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) ont regagné leurs régions en Syrie en 2018. Selon le HCS, les habitants sont rentrés chez eux après que leurs zones se sont débarrassées du « terrorisme ».

Cela intervient alors que les réfugiés Syriens se trouvant à l’extérieur du pays, notamment ceux au Liban et en Jordanie, ont commencé à retourner dans leur pays natal, compte tenu de l’amélioration de la situation en Syrie.

Le gouvernement a repris le contrôle d’une grande partie du pays, après la défaite des groupes terroristes dans des zones clés. Le conflit en Syrie a fait depuis son déclenchement en mars 2011 plus de 360 000 morts et des millions de réfugiés.

Aps

 

 

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