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Syrie : un “débat urgent” sur la Ghouta orientale au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Syrie : un “débat urgent” sur la Ghouta orientale au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

GENEVE – Un “débat urgent” sur la situation humanitaire dans la Ghouta Orientale en Syrie sera organisé vendredi au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, à la demande de la Grande-Bretagne, a annoncé un porte-parole.

Le débat débutera à 15h00 (14h00 GMT) au Palais des Nations, siège des Nations unies à Genève, a précisé Rolando Gomez.

Un projet de résolution, déposé par la délégation britannique, sera discuté et soumis au vote des 47 pays actuellement représentés au Conseil pour un mandat de trois ans. La Russie n’y figure pas.

Ce document réclame l’application de la résolution votée samedi par le Conseil de sécurité de l’ONU qui prévoit un cessez-le-feu de 30 jours autour de l’enclave rebelle de la Ghouta Orientale, proche de Damas.

Cette trêve n’a toujours pas été suivie d’effet, mais la Russie a décrété unilatéralement une “pause” quotidienne des combats de 5 heures qui n’a pour l’instant pas permis la livraison d’aide, ni l’évacuation de malades et de civils.

Les forces loyales au gouvernement syrien et les factions de l’opposition armée qui contrôlent l’enclave s’accusent mutuellement de violer la trêve.

Le projet de résolution britannique demande au Conseil des droits de l’Homme que la Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie “ouvre urgemment une enquête complète et indépendante sur les événements récents dans la Ghouta Orientale”.

L’ONU espère pouvoir livrer de l’aide humanitaire dans la ville de Douma dans la Ghouta Orientale, “d’ici quelques jours”, mais estime que la pause de cinq heures décrétée par Moscou “n’est pas suffisante”.

“D’ici quelques jours, nous devrions être capables d’entrer dans la Ghouta Orientale (…) Nous avons été informés jeudi que nous pourrions recevoir une lettre d’autorisation du gouvernement syrien pour entrer dans Douma”, a déclaré jeudi à Genève le chef du groupe de travail humanitaire de l’ONU pour la Syrie, Jan Egeland.

L’annonce lundi par la Russie d’imposer une pause des combats de cinq heures chaque jour “est positive, mais il n’existe aucun acteur humanitaire qui pense que cinq heures sont suffisantes” pour mener une mission d’aide, a-t-il relevé lors d’un point de presse. “Nous devons nous asseoir avec la Russie et d’autres pour obtenir un accord qui va aider les civils”, a-t-il dit.

400 Egeland a estimé à un millier le nombre de malades devant être évacués de la Ghouta, où vivent quelque

400.000 habitants. Il a indiqué que 43 camions d’aide attendent d’avoir l’autorisation d’entrer dans Douma.

Un couloir humanitaire a été mis en place par Moscou et Damas afin de faciliter l’entrée de l’aide et la sortie de civils de la Ghouta, de 09H00 à 14H00 (07H00 à 12H00 GMT).

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté samedi dernier à l’unanimité la résolution 2401 réclamant un cessez-le-feu d’au moins 30 jours en Syrie qui autoriserait l’accès humanitaire et l’évacuation médicale urgente.

Selon la résolution, qui a été approuvée après deux semaines de consultations difficiles, le cessez-le-feu ne s’applique pas aux opérations militaires contre les groupes terroristes en Syrie désignés par le Conseil de sécurité.

La résolution exige également la levée immédiate des sièges des zones habitées, y compris la Ghouta orientale,

le dernier bastion majeur des rebelles, qui a subi de nombreux bombardements la semaine dernière.

Aps

 

 

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