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Syrie : tensions à Idleb près de la frontière avec la Turquie, appels à la retenue

Damas - Les tensions à Idleb, dans le Nord-ouest de la Syrie, se sont exacerbées après la mort d'au moins 34 militaires Turcs dans la "zone de désescalade" près de la frontière avec la Turquie, qui refuse d'accueillir davantage de réfugiés Syriens fuyant les combats contre les terroristes dans la région et a mis à exécution sa menace de laisser passer les migrants qui voudraient se rendre en Europe, suscitant des appels à la retenue.

Syrie : tensions à Idleb près de la frontière avec la Turquie, appels à la retenue

Damas – Les tensions à Idleb, dans le Nord-ouest de la Syrie, se sont exacerbées après la mort d’au moins 34 militaires Turcs dans la « zone de désescalade » près de la frontière avec la Turquie, qui refuse d’accueillir davantage de réfugiés Syriens fuyant les combats contre les terroristes dans la région et a mis à exécution sa menace de laisser passer les migrants qui voudraient se rendre en Europe, suscitant des appels à la retenue.

La tension est montée d’un cran lorsque les forces turques présentes dans la région ont bombardé plus de 200 cibles Syriennes, « à l’aide d’avions, de drones armés et de véhicules appui-feu », suite à la mort des militaires turcs dans des bombardements à Idleb, attribués aux forces Syriennes qui poursuivent leur offensive contre les terroristes à Idleb.

Face à ces développements, le Haut-représentant de l’Union Européenne (UE) pour la sécurité et la politique étrangère, Josep Borrell, a exhorté toutes les parties à Idleb « à faire preuve de retenue », et à stopper la tension croissante à Idleb, car, « il existe un risque qu’elle se transforme en confrontation internationale ».

Parallèlement, le Président russe Vladimir Poutine et son homologue iranien, Hassan Rouhani, ont convenu samedi dans une conversation téléphonique, de la nécessité de la mise en œuvre complète des accords conclus dans le cadre du format d’Astana » concernant, avant tout, la lutte contre les groupes terroristes en Syrie « dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

Le Président Rohani, cité par l’agence de presse, IRNA, a dit que Téhéran était « disposé à accueillir une réunion tripartite entre l’Iran, la Russie et la Turquie afin de poursuivre le processus d’Astana ».

Dans ce sillage, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, qui avait mis en garde à plusieurs reprises contre le risque d’une grave escalade des hostilités dans le nord-ouest de la Syrie, a, une nouvelle fois, appelé vendredi depuis le siège des Nations Unies à New York, à un cessez-le-feu en Syrie, et à donner une chance à la diplomatie.

« Il est maintenant temps de donner une chance à la diplomatie de fonctionner et il est essentiel que les combats cessent », a-t-il insisté, estimant qu' »il n’y a pas de solution militaire », et que « la seule voie est un processus politique facilité par l’ONU conformément à la résolution 2254 ».

Cette résolution adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies en décembre 2015, appelait à un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire national Syrien.

Le Conseil de sécurité s’est réuni vendredi après-midi à New York sur la situation en Syrie.

Alors que la crise Syrienne entre bientôt à sa 10ème année, « décennie de combats n’a apporté que ruine et misère », le SG de l’ONU a réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat, et la protection des civils, avant que la situation ne devienne « complètement incontrôlable ».

Le Président du Conseil Européen, Charles Michel, a affirmé, samedi, suivre « de près » la situation en Syrie et en Turquie, exhortant « tous les acteurs » à éviter l’escalade après la riposte d’Ankara aux frappes attribuées aux forces gouvernementales Syriennes qui ont tué 34 soldats Turcs dans la province Syrienne d’Idlib.

Sur l’escalade des tensions à Idleb, le Président Français Emmanuel Macron a appelé samedi lors d’entretiens téléphoniques séparés avec les chefs d’Etat de la Turquie et la Russie, Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine, à établir « un cessez-le-feu durable et vérifiable », conformément aux engagements pris lors du sommet quadripartite d’Istanbul à l’automne 2018″.

Il a exprimé auprès de ses homologues qui pourraient se rencontrer à Moscou la semaine prochaine, selon le Kremlin, sa « très forte préoccupation sur la catastrophe humanitaire en cours » et les risques « de dispersion des groupes terroristes provoqués par l’offensive militaire (..) ».

36.776 migrants ont quitté la Turquie

Afin de faire « pression » sur l’Europe, le Président Turc a assuré le maintien de ses frontières ouvertes avec l’Europe pour permettre aux migrants de passer, notamment par la Grèce, reprochant à l’UE de ne pas suffisamment l’aider, et qu’il attendait de l’Europe et de la France qu’elle offre des solutions « concrètes » et un soutien aux personnes déplacées.

En effet, l’afflux de réfugiés a commencé à faire pression sur les frontières Européennes de la Turquie. Et le nombre de migrants ayant quitté la Turquie via sa province d’Edirne, dans le nord-ouest du pays, a atteint 36.776 personnes, selon le Ministre Turc de l’Intérieur, Suleyman Soylu.

L’ONU, quelque 13.000 migrants étaient massés au Nord-est du pays, à la frontière terrestre Gréco-Turque, espérant passer de Turquie en Grèce, après la décision de la Turquie dans la nuit de jeudi à vendredi de ne plus empêcher les migrants qui essayent de se rendre en Europe de franchir la frontière.

Le Président du Conseil Européen qui a été, ces derniers jours, en contact étroit avec les chefs des gouvernements Grec et bulgare pour suivre la situation migratoire, a assuré pour sa part, que « l’UE est activement engagée à respecter la déclaration UE-Turquie et à soutenir la Grèce et la Bulgarie pour protéger les frontières extérieures de l’UE ».

Le Premier Ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a convoqué une réunion d’urgence du conseil gouvernemental des Affaires Etrangères et de la Défense, face à l’afflux de milliers de migrants aux portes du pays.

Au moins six canots pneumatiques chargés de 263 migrants ont accosté dimanche matin sur l’île grecque de Lesbos en provenance de la Turquie et d’autres étaient en approche avec près de 300 personnes à bord, ont indiqué les garde-côtes Grecs.

Le long des 200 km de frontière terrestre où les autorités Grecques ont renforcé leurs patrouilles, Athènes a bloqué l’entrée illégale de près de 10.000 migrants, selon une source gouvernementale. « Nous protégeons fermement les frontières de la Grèce et de l’Europe, a déclaré dimanche Alkiviadis Stefanis, le vice-Ministre Grec de la Défense, sur Skai TV.

Aps

 

 

 

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