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Royaume-Uni: une année s’achève sur un brexit qui divise et un gouvernement fragilisé

Royaume-Uni: une année s’achève sur un brexit qui divise et un gouvernement fragilisé

LONDRES – L’an 2017 s’achève au Royaume-Uni sur un brexit qui a divisé la classe politique, une première ministre fragilisée par la perte de sa majorité parlementaire, après une année marquée également par cinq attentats et une situation sécuritaire inquiétante.

La sortie britannique de l’Union européenne (UE) a été incontestablement l’événement qui a dominé l’actualité britannique toute l’année durant laquelle pas un jour est passé sans que la presse et la classe politique n’en parle.

Le brexit a été notifié officiellement le 29 mars, dix mois après le résultat du référendum du 23 juin 2016 favorable au divorce britannique d’avec le bloc européen, qui a divisé le pays.

Les négociations entre Londres et Bruxelles ont commencé un mois après. Elles se sont avérées très compliquées et complexes et ont avancé très lentement avec échanges d’accusations et critiques de part et d’autre.

Londres et Bruxelles ont tout de même fini par trouvé un terrain d’entente sur les modalités de leur divorce : Les britanniques payeront entre 39 et 40 milliards de livres, les ressortissants de l’UE au Royaume-Uni garderont leurs droits, et la frontière restera ouverte entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, après le brexit.

Un premier accord a été signé le 8 décembre ouvrant la voie aux discussions sur les futures relations commerciales mais, tout le pays, même le parti conservateur au pouvoir, est divisé sur ce que seront ces relations et sur la période de transition qui suivra la sortie officielle.

Une partie du gouvernement et du parlement désire le maintien du pays, d’une certaine façon, dans le marché unique européen, l’autre veut un retrait complet pour rester fidèle au choix du peuple qui a voté à 51,9% pour le brexit. Quelques voix dans l’opposition appellent encore à renverser ce choix.

Législatives anticipées, May perd sa majorité parlementaire

Ce qui rendra la tâche encore plus difficile à la première ministre, Theresa May, c’est l’autre événement marquant de l’année 2017 : les législatives anticipées du 8 juin qui ont fait perdre aux conservateurs leur majorité parlementaire.

Pour toute décision, le gouvernement de Theresa May dépend désormais d’un petit parti des conservateurs radicaux de l’Irlande du Nord, le PUD. Il se trouve ainsi affaibli face au Labour party qui revient en force sur la scène politique avec son leader, Jeremy Corbyn qui a réussi à renforcer le nombre des sièges de son parti au parlement.

Plusieurs sondages ont donné le chef des travaillistes comme futur premier ministre britannique dans le cas de nouvelles élections générales.

Cinq attentats terroristes

Outre le brexit, 2017 a été épouvantable pour les britanniques, avec 5 attentats terroristes qui ont tué 36 personnes et blessé plus de 200 autres, neuf complots terroristes ont été déjoués dont un visant à assassiner Theresa May.

Londres a multiplié les arrestations et les enquêtes pour traquer les terroristes et ceux qui les soutiennent et plus de policiers armés ont été déployés pour assurer la sécurité du pays.

Plus de personnes ont également été tuées dans l’incendie survenu le 14 juin dans la tour Grenfell, un immeuble de logements sociaux de 24 étages dans l’un des plus riches quartiers de Londres, emportant 71 personnes, 53 adultes et 18 enfants.

La catastrophe est considérée comme l’une des plus meurtrières qu’ait connue le Royaume-Uni depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le centenaire de Balfour impose la Palestine à Londres

Par ailleurs, la décision du gouvernement de Theresa May de célébrer officiellement le centenaire de la déclaration de Balfour qui a donné naissance à un “foyer national” pour les juifs au détriment de la Palestine, a imposé cette dernière dans la vie politique britannique en 2017.

Durant toute l’année, la société civile a manifesté, par diverses manières, son désaccord et sa révolte, appelant le gouvernement à présenter ses excuses au peuple palestinien et à reconnaître l’Etat de Palestine.

Des députés et le leader de l’opposition ont également exprimé, dans diverses occasions, leur soutien aux droits des palestiniens affirmant que le centenaire de la Déclaration Balfour doit être marqué par la reconnaissance britannique de l’Etat de Palestine.

Aps

 

 

 

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