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Rome : Des musulmans manifestent contre la fermeture de lieux de culte

Rome

Des musulmans manifestent contre la fermeture de lieux de culte

Plusieurs centaines de musulmans ont organisé vendredi une grande prière devant le Colisée à Rome, pour protester contre la fermeture récente de cinq lieux de culte dans la capitale italienne. “Les autorités ont fermé ces derniers temps cinq lieux de culte pour des irrégularités administratives”, a déclaré M. Bacciu, cité par l’AFP originaire du Bangladesh, et l’un des organisateurs de la manifestation. “Il est vrai qu’il y a eu quelques problèmes administratifs, des toilettes en moins ou en plus, mais ce n’est pas une raison suffisante pour fermer un lieu de culte”, a-t-il ajouté.

“Nous ne savons pas en plus qui a ordonné ces fermetures, tout le monde nie en être à l’origine, la municipalité, la préfecture, le ministère de l’Intérieur”, a-t-il ajouté. Dénonçant l’amalgame entre musulmans et terroristes après la multiplication des attentats revendiqués par des terroristes dans le monde, M. Bacciu a rejeté l’argument selon lequel des imams risquent d’inciter à la violence dans les lieux de culte irréguliers. Selon lui, un grand nombre de musulmans comme lui “ne comprennent que quelques mots d’arabe et vont à la mosquée pour être en communion avec Dieu”. “Par la force des choses, on se sent montrés du doigt en tant que musulmans.

Ensuite, dans les débats politiques, on entend le centre gauche (au gouvernement) qui dit qu’il nous aime bien mais qui ne nous aide pas, le centre droit qui ne nous aime pas mais le résultat est le même”, a affirmé Francesco Tieri, un Italien converti et porte-parole d’une coordination d’associations musulmanes. “Il n’y a pas de volonté politique de reconnaître notre présence sur le territoire. Donc nous sommes obligés de louer des locaux et nous nous mettons à prier. Parce que la prière, pour celui qui veut cultiver la dimension spirituelle, c’est comme l’air. Si nous ne prions pas, nous mourons”, a-t-il fait valoir.

En Italie, toutes les communautés religieuses autres que catholiques ont du mal à se faire entendre, mais le dialogue avec les autorités est encore plus compliqué pour les musulmans, qui n’ont pas de représentant ou d’organe collégial représentatif.

 

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