Richesses naturelles Gaz de schiste en renfort

Richesses naturelles

Gaz de schiste en renfort

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

À Oran, lors de sa visite de la zone industrielle d’Arzew, le Premier Ministre a annoncé qu’”il était temps” pour l’Algérie de réviser la loi sur les hydrocarbures afin “attirer les investisseurs” et “accroître les revenus” pétroliers du pays, rapporte notre confrère TSA.

“Il est indispensable de réviser cette loi en tenant compte des partis économiques actuels”, a-t-il soutenu, en affirmant que “le pétrole demeurera la locomotive de l’économie nationale.” Il est allé encore plus loin en parlant des ressources naturelles en n’excluant nullement « que l’exploitation des hydrocarbures de schiste “ne signifie ni l’ouverture de la porte de l’enfer, ni aller à l’aventure. Bien au contraire, elle va garantir la poursuite de la promotion des revenus nationaux dans le domaine de l’énergie”, a-t-il soutenu.

L’Algérie encourage donc ouvertement les investissements dans les hydrocarbures non conventionnels. Le Premier Ministre Ahmed Ouyahia a encore précisé : “Nous avons des capacités dans ce domaine”, a-t-il dit, devant les cadres du groupe pétrolier public.

L’annonce d’Ouyahia tranche radicalement avec la position du gouvernement Sellal. Le 17 avril dernier, l’ex-Ministre de l’Énergie, Nourredine Boutarfa, avait annoncé que l’exploitation du gaz de schiste n’était plus une priorite pour l’Algérie.

En 2015 et 2016, les habitants d’In Salah avaient manifesté contre les travaux d’exploration du gaz de schiste menés par Sonatrach dans leur région, en raison de leurs conséquences sur l’environnement et la nappe phréatique.

En parlant des richesses naturelles, l’Algérie semble encore résolument décidée à s’investir dans la mine de fer de Ghar Djebilet, dans la wilaya de Tindouf. Mais auparavant c’est le projet de réalisation de la ligne ferroviaire entre la mine en question et la région de Abadla, dans la wilaya de Béchar qui est l’objectif urgent pour fournir la matière première aux aciéries du nord du pays dont les produits couvriront le marché national et seront exportés.

Il n’y a pas très longtemps, il a été même annoncé que “2018 sera l’année de l’exportation de l’acier”.

Dans ce contexte, la création d’un Consortium Algéro-Chinois pour l’exploitation du gisement minier de Ghar Djebilet, wilaya de Tindouf, est sur la bonne voie. Cette annonce a été faite par l’ancien Ministre Algérien de l’Industrie et des Mines. Selon lui, c’est la première fois que le projet de Ghar Djebilet soit abordé d’une manière « très concrète », car après la phase de la faisabilité économique et des études techniques de ce site minier. Il faut noter que le Ministère Algérien de l’Industrie et des Mines prépare déjà, le lancement de la phase pilote pour le début de l’exploitation de ce gisement. Le bureau d’étude Canadien sollicité, au sujet du gisement de fer de Ghar Djebilet vient de donner les résultats. Ils sont largement au-delà de ce qui était espere. Ainsi, la teneur en phosphore du gisement est d’à peine 0,03% alors qu’une ancienne étude y prévoyait 1%. De même, la teneur en minerai de fer est de 62% et non pas de 50% comme on le pensait jusque-là, sur la base de cette même ancienne étude».

A.D

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *