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Revoir l’import-export

Revoir l’import-export

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

Les cimenteries Algériennes passent à l’action. Les exportations vont remplacer les importations de ciments. Le Ministère du Commerce souhaite et veut élargir graduellement le mouvement à tous les secteurs économiques.

L’Algérie veut absolument réduire la facture des importations. Objectif : ne pas dépasser les 30 milliards de dollars en 2018. Pour l’année qui tire à sa fin, la facture des importations se situe entre 40 et 41 milliards de dollars. Alors, le gouvernement veut d’ores et déjà mettre en place de nouvelles mesures pour que les importations ne pèseront plus sur les finances extérieures, dit-on au Ministère du Commerce.

Ces mesures porteront sur un relèvement des droits de douanes, le rétablissement des droits de douanes et de la Taxe intérieure de consommation (TIC) sur certains produits finis importés. Le Ministre du Commerce a également cité une mesure de contingentement d’autres groupes de marchandises “qui pèsent lourdement sur la balance commerciale”.

Une vingtaine de produits représentent 50% des importations algériennes depuis 10 ans. En outre, le ministre a évoqué la suspension d’importation de nombre de marchandises au titre de “la protection de la production nationale”.

Un registre ouvert au niveau du Ministère du Commerce permettra non seulement l’enregistrement des demandes des opérateurs mais aussi d’engager des enquêtes qui vont permettre de s’assurer de la capacité de ces opérateurs, qui sollicitent la protection, à couvrir partiellement ou totalement la demande nationale en respectant les conditions de qualité, des prix et de la concurrence.

Le Ministre a relevé qu’il y a un “paradoxe Algérien” de traiter le dossier des importations au même titre que les exportations,  alors qu’une approche plus rationnelle devrait traiter cette problématique des importations dans le cadre du commerce intérieur.

En somme, “la vulnérabilité de notre commerce extérieur ne résulte pas de la seule dépendance des recettes d’exportations des hydrocarbures mais également de la grande dépendance de la demande nationale (producteurs et consommateurs) des importations”.

Questionné par l’APS si les licences d’importations allaient être maintenues pour tous les produits, le ministre a indiqué que le dispositif sera préservé mais que la liste des produits sera revue. Il a aussi précisé pour ce qui concerne les véhicules, les licences d’importation ne seront pas délivrées en 2017.

A.D

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