Redorer El Hadjar

Redorer El Hadjar

Par : Abdelkader DJEBBAR

Si complexe sidérurgique d’El Hadjar renaît c’est pour mieux participer à la renaissance de l’acier et, évidemment, tout ce qui en découle aussi bien sur le marché national qu’international. Évidemment l’objectif premier est d’élargir la gamme de production des articles et produits dérivés de l’acier et en tête de liste, l’électroménager. D’où l’attention de plus en plus grande qui est accordée au complexe.

Le ministre des Ressources en Eau, Hocine Necib, a affirmé lundi à Annaba que « l’approvisionnement en quantités nécessaires d’eau du complexe Sider El Hadjar sera pris en charge sur le proche et long termes pour assurer son autonomie entière du réseau de distribution d’eau potable de la population ».

Dans une déclaration à la presse rapportée par l’APS lors de l’inspection du projet d’aménagement de la station de traitement d’eau de Chaïba, le ministre a indiqué que l’approvisionnement du complexe sera assuré d’une manière autonome à « partir de la station d’épuration des eaux usées d’El Allalig de la commune d’El Bouni jouissant d’une capacité de 33.000 m3/jour, dans une première étape ».

Necib a relevé « qu’il n’existe aucun problème de satisfaction des besoins en eau de ce grand complexe industriel actuellement ni encore après son extension », ajoutant qu’en cas de besoin de quantités supplémentaires, « celles-ci seront fournies par le barrage d’Ech-chafia dont la canalisation est capable de couvrir entre 10 et 30 % de ses besoins’’.

Concernant la situation à Annaba, le ministre a assuré que la région a pu « dépasser la phase de crise » qui avait atteint son paroxysme l’année passée, en soulignant que les importants investissements concrétisés dans le cadre du plan d’urgence et autres programmes avaient permis la mobilisation de 66.320 m3 supplémentaires/jour.

Necib a également souligné que le programme spécial de réparation des grandes fuites et pannes sur le réseau de distribution de la wilaya a permis de faire l’économie d’énormes quantités évaluées à 17.000 m3/jour qui se perdaient, assurant que le problème d’eau ‘‘ne se posera plus’’ dans la région après l’entrée en activité de la station de dessalement d’eau de mer de la commune de Chott (El Tarf).

La situation et l’emplacement de la wilaya d’Annaba exigent de procéder en urgence à l’exécution d’un travail de base pour la modernisation et la numérisation de la gestion des structures de production, d’exploitation et de distribution de l’eau potable dans les zones urbaines, a soutenu le ministre insistant dans le même temps sur le diagnostic de l’état du réseau dans les agglomérations secondaires afin d’élaborer et réaliser des programmes adaptées d’amélioration du service de l’eau.

A.D

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