Ramtane Lamamra à… l’ONU

Ramtane Lamamra à… l’ONU

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

Il y a trois mois,, Ramtane Lamamra, Ministre des Affaires Etrangères avec l’ex Premier Ministre Sellal, quittait par la petite porte le gouvernement. Aujourd’hui, à 65 ans, il retrouve, par la grand porte, la diplomatie internationale et les Nations unies. L’ancien Ministre intègre en effet un haut comité consultatif chargé de la médiation internationale, a annoncé hier soir le Secrétaire Général de l’ONU.

Lamamra fait partie d’un groupe de 18 personnalités internationales choisies par Antonio Guterres pour figurer dans cette structure. Parmi elles figurent la Présidente du Chili Michelle Bachelet, l’ex-Président Finlandais Tarja Halonen ou encore l’ancien Ministre Jordanien des Affaires Etrangères Nasser Dzhoda.

“Le Conseil est composé de 18 personnalités internationalement reconnues qui apportent de l’expérience et des compétences, un savoir approfondi et de nombreux contacts à cette tâche extrêmement importante”, a précisé le Secrétaire Général de l’ONU. Le groupe a été créé pour aider l’ONU à mener une diplomatie et une médiation efficaces à tous les niveaux, a précisé le chef de l’ONU.

Ramtane Lamamra est un habitué de l’ONU. Entre 2008 et 2013, il a été commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine, à Addis-Abeba.  Ancien Ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU, Ramtane Lamamra a été nommé Ministre des Affaires Etrangères en 2013 en remplacement de Mourad Medelci.

Il est mondialement connu que Lamamra est un spécialiste de l’Afrique. Il a été pendant cinq ans commissaire de la paix et de la sécurité de l’Union Africaine. Il a été également Envoyé spécial de l’Union Africaine au Libéria et Ambassadeur d’Algérie en Éthiopie et à Djibouti.

En fin connaisseur des dossiers les plus sensibles auxquels l’Algérie est impliquée ou pas et dont le plus important, en tout cas pour notre pays, était celui du dossier du Nord du Mali, Lamamra qui n’a pas la langue dans sa poche, et qui savait taper du poing sur la table quand il le fallait, s’est mis à la tâche avec méthode et toute la patience requise pour renouer le fil du dialogue entre le Gouvernement et les groupes armés avant de parvenir à une réconciliation de cœur et d’esprit entre les fils d’une même Nation.

Voilà pourquoi le Mali lui reste reconnaissant pour avoir mis son expérience et sa capacité de négociation, au service de la politique du bon voisinage et surtout des liens d’amitié et historiques qui ont toujours existé entre notre pays et le sien, en vue de parvenir à cette sortie de crise qui a permis au Mali de reprendre toute sa place dans les concerts de Nations débout et digne.

A.D

 

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