AlgérieFranceNewsSciences

Professeur Nadia Yahlali  : Invitée au Conseil Scientifique de l’IN2P3

L’algérienne Nadia Yahlali, Professeur au Département de Physique Atomique, Moléculaire et Nucléaire de l’Université de Valencia en Espagne, était de passage à Paris la semaine dernière sur invitation du Conseil Scientifique de l'IN2P3 (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules) au siège du CNRS, Paris.

Professeur Nadia Yahlali
Invitée au Conseil Scientifique de l’IN2P3
(Institut national de physique nucléaire et de physique des particules)

Par Fayçal Charif

L’Algérienne Nadia Yahlali, Professeur au Département de Physique Atomique, Moléculaire et Nucléaire de l’Université de Valencia en Espagne, était de passage à Paris la semaine dernière sur invitation du Conseil Scientifique de l’IN2P3 (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules) au siège du CNRS, Paris.

Elle a été invitée comme « expert extérieur » à l’institution afin d’évaluer les projets scientifiques nationaux et internationaux impliquant les instituts de l’IN2P3. Chercheur dans le domaine de la Physique Atomique, Nadia Yahlali, la fille de Blida, était invitée avec deux autres experts espagnoles, dont le directeur de son institut IFIC (Valencia, Espagne), et aussi un expert Italien et un autre de nationalité allemande. Lors de cette rencontre d’experts dans ce domaine scientifique pointu, « un certain nombre de questions ont été posées aux évaluateurs extérieurs concernent la pertinence scientifique des projets face à la concurrence nationale et internationale, la pertinence des propositions françaises dans les projets internationaux, et la visibilité nationale et internationale des groupes de recherche de l’IN2P3 » explique Nadia Yahlali.

Le Conseil Scientifique de l’IN2P3 siège trois fois par an sur des thématiques particulières pour évaluer les projets de recherche français dans lesquels les Institutions françaises de l’IN2P3 (comme le LAL d’orsay, le LPC de Caen, le SUBATECH de Nantes etc …) sont impliquées. Cette fois-ci le Conseil traitait des projets dans la thématique de la physique des événements rares : matière noire et décroissance double-beta sans neutrinos.

Deux jours de travaux et d’échanges que Nadia Yahlali considère comme « passionnants et intenses, avec les chercheurs aux multiples langues (français, italien, espagnole, allemand, …) sous la houlette de l’IN2P3. Une expérience extrêmement enrichissante pour moi dans cette sphère où l’on se bat pour la découverte et le prix Nobel ».

De ce séjour scientifique court, mais très enrichissant, la scientifique qui avait quitté l’Algérie fin 1993, pour des raisons liées à ses recherches pour une thèse d’Etat, a retenu, entre autres, des enseignements. « Je dois dire, en passant, que l’expérience scientifique qui m’a le plus impressionnée est celle dénommée XENON. Elle bat tous les records mondiaux dans le domaine de la recherche de la matière noire, constituant essentiel (supposé par les observations cosmologiques et astrophysiques, mais non encore confirmé par l’expérience) impliquant des chercheurs du SUBATECH (Nantes), LAL et LPNHE (Paris) ». Elle poursuit : «  Le scientifique fondateur et porte parole de l’expérience XENON est une femme, Élena Aprile, d’origine italienne, professeur à l’Université Columbia (USA). L’expérience XENON a lieu dans son pays d’origine, au laboratoire souterrain du Grand Sasso (sous la montagne) » Et de conclure : « Si XENON découvre la matière noire dans les années qui viennent, Elena aura certainement le prix Nobel ».

Nadia Yahlali, l’ancienne étudiante l’université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene (USTHB, Bab-Ezzouar), fait le constat amer de ce qui arrive à nos chercheurs et nos sociétés. « …Pendant qu’on discute du Niqab dans les pays musulmans et en Algérie en particulier, les femmes dans le monde font simplement leur boulot de chercheur et d’être humain, croyant fermement qu’elles n’ont pas besoin de l’aval des hommes pour exister ».

Nadia Yahlali avait rencontré Élena Aprile. Une rencontre qui remonte à 6 ans. « J’ai eu le plaisir de déjeuner avec Élena lors une conférence au Portugal en 2012, où l’on avait annoncé la découverte du boson de Higgs… Élena est une femme de fer dans un monde scientifique dominé par les hommes, mais aussi une femme charmante, sympathique et aussi féminine comme peut l’être une Italienne…».

Montrer plus

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :