PPP : Bouteflika met les points sur les i

PPP : Bouteflika met les points sur les i

Par : Abdelkader DJEBBAR

Le brouillard s’épaissit de plus en plus en matière d’économie en Algérie. Les uns vont dans un sens. D’autres dans le sens opposé à un point tel que la main droite ne sait pas ce que fait la gauche. L’espace de moins de 48 heures, tout semble aller de travers. Et alors au Président de la République de remettre les pendules à l’heure. Est-ce à dire que les décisions sont prises un peu trop à la légère ou, au contraire, tout se fait sciemment et en toute connaissance des résultats escomptés, visés et calculés.

Le tout dernier méli-mélo concerne les conclusions de la tripartite du Premier ministre avec le patron du FCE et du numéro un de l’UGTA. L’idée conclue était de « sauver » les entreprises publiques en faisant appel au privé pour dynamiser ou plutôt dynamiter les biens du peuple algérien acquis à la sueur de très nombreuses années de dur labeur.

Intervient ensuite la deuxième tripartite, celle organisée par et à l’initiative du secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbés, avec ceux-là qui ont côtoyé le premier ministre lors de la tripartite de décembre. Et c’est alors que les cartes commençaient à s’embrouiller ne donnant que très peu de chance à la Charte du partenariat public-privé d’aller plus en avant. Et alors au président de la République de stopper les machines précisant que le mot de la fin lui revient dans toute décision du PPP.

À croire même que le secrétaire général du FLN ne pensait pas avoir tant raison en mettant sur pied la deuxième tripartite avec un léger changement concernant l’idée première qui a poussé le FLN à réagir aux conséquences du PPP. Ce n’est pas tout.

La liste des produits importés semble remise en cause après avoir été vue, revue, étudiée et ré-étudiée maintes fois pour finalement décider, entre autres, que les bananes n’étaient pas concernées par l’interdiction, mais le chocolat oui. Comme si l’un et l’autre méritaient à ce point que l’on s’attarde sur la question. N’importe quoi!

Quant au montage des voitures, là aussi on remue les dés, on les lance pour la combinaison gagnante, mais rien de sérieux ne s’étale sur le tapis alors que dans les couloirs, les marmites n’arrêtent pas de mijoter.

 A.D

 

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