Analyse

Plus que des excuses, des sanctions

Plus que des excuses, des sanctions

Par : Kharroubi Habib

L’inqualifiable machination ourdie par le service de presse de l’ONU ou du moins par certains de ses responsables ou fonctionnaires ayant visé à tromper l’opinion internationale sur ce que certains intervenants sur la question du Sahara occidental ont déclaré ou s’apprêtaient à le faire devant la quatrième commission de l’ONU chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation est gravissime car n’entachant pas le seul crédit de ce service onusien, mais celui aussi de l’organisation internationale.

Comment en effet après ce dont s’est rendu coupable son service de presse accorder de la créance aux déclarations qui se font par ce service au nom des Nations unies ? Ce n’est un secret pour personne que l’institution onusienne a été souvent poussée à endosser des déclarations ou des prises de position rendues publiques en son nom par des responsables ou fonctionnaires en son sein mais dont les allégeances font primer les intérêts de ceux auxquels elles vont. La forfaiture commise par son service de presse le confirme amplement. Elle n’est pas un simple impair ou un dérapage fortuit mais un acte délibéré ayant cherché à dévier ce service de sa mission d’informer fidèlement l’opinion publique.

Il a été le fait concerté en son sein par des intervenants qui n’ont pas agi par inadvertance mais en tant que défenseurs des intérêts du Maroc qui priment à leurs yeux sur le crédit de l’ONU. Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’il apparaît qu’ont été attribués à l’ONU des déclarations ou comptes rendus qui se sont révélés des manipulations dont les auteurs ont abusivement usé de la charge qui est la leur dans les rouages des instances de l’organisation internationale. Dans le cas précis de l’affaire du Sahara occidental, la machination a été d’une grossièreté telle qu’il en résulte qu’elle ridiculise sans appel les parties qui l’ont tentée. Aller jusqu’à prêter avant qu’il ne prenne la parole devant la commission onusienne sur la décolonisation des propos pro-marocains au représentant devant celle-ci du Front Polisario a été une abjecte falsification dont seuls des esprits gagnés par la peur qu’allait avoir l’impact de son intervention ont pu en prendre la responsabilité. Ni celui-ci ni les pétitionnaires dont ils ont dénaturé les propos dans un sens favorable à l’occupant marocain n’étaient venus à la commission de l’ONU sur la décolonisation pour se laisser manœuvrer par ses relais onusiens stipendiés.

L’incident, et c’est un euphémisme, ne doit pas être déclaré clos par de vagues excuses et le rétablissement des faits, mais donner lieu à l’ouverture d’une enquête, comme l’a justement exigé le responsable sahraoui Ahmed Boukhari, qui devra déterminer comment il a pu être possible que le service de presse de l’ONU en est réduit à être instrumentalisé par des parties favorables sur le conflit sahraoui à la thèse marocaine et n’ayant pas reculé à produire une supercherie dont la mise à nu dévalorise inévitablement le crédit qui s’attache à l’organisation des Nations unies. L’ONU est la cible de critiques et de remises en cause qui pour certaines ont pour origine précisément les comportements sujets à caution de nombre de ses fonctionnaires ou fondés de pouvoir qui font fi de l’éthique et des valeurs sur lesquelles elle a été fondée et sont censées être respectées par eux. Le scandale provoqué par la machination anti-sahraouie tramée au sein de son service de presse n’en fait que souligner la véracité et la pertinence.

 

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