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Plan d’action  : Le pour et le contre

Plan d’action  : Le pour et le contre

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

Pour les uns c’est le signe de « la mobilisation, la solidarité, la cohésion et le dialogue » que le Plan d’action du gouvernement sera présenté aujourd’hui dimanche aux députés de l’Assemble Nationale. On sait qu’il a été adopté il y a quelques jours par le Conseil des Ministres réuni sous la Présidence du Chef de l’État. Le même plan d’action sera devant les sénateurs le 25 septembre prochain.

Pour d’autres, c’est « une fuite en avant dangereuse » souligne, notamment le Parti des Travailleurs.

Pourtant, tout semble être ficelé à travers les multiples rencontres qui ont eu lieu à différents niveaux : avec l’UGTA, les organisations patronales, la préparation de la tripartite. Le Premier Ministre est allé tout azimut. Les contacts s’enchainent entre les différentes parties pour mener à bien le Plan d’action et cela dans les moindres détails afin d’assurer sa réussite surtout en cette période qui pourrait été marquée par une austérité certaine.

Pour la Chambre Haute du Parlement, cette échéance du 25 septembre a été notifiée dans un communiqué de presse rendu public jeudi dernier. « Le bureau du Conseil de la Nation a décidé de reprendre ses travaux en séances plénières à partir de lundi 25 septembre, pour la présentation et l’examen du plan d’action du gouvernement», a précisé d’entrée le communiqué. «Les débats se poursuivront mardi 26 septembre.

Le Plan d’action du gouvernement qui sera présenté aujourd’hui dimanche 17 septembre devant le Parlement est un « concentré de contradictions » qui « fait abstraction des sujets qui ont capté l’attention des citoyens comme la séparation de l’argent de la politique ou encore la lutte contre l’évasion fiscale et d’autres sujets », selon Ramdane Tâzibt, député du PT.

Le député du PT critique également le recours au financement interne non-conventionnel des déficits budgétaires. Pour lui, la planche à billets est « une fuite en avant dangereuse » qui « provoquera une inflation à deux chiffres ». « C’est comme si on donnait de l’aspirine à un malade métastasé », explique Ramdane Tâzibt.

Ramdane Tâzibt relève le fait qu’aucun « plan d’urgence pour récupérer les impôts non recouvrés équivalents à 120 milliards de dollars » n’est proposé. « Les patrons continueront à bénéficier des largesses de l’État sans aucune contrepartie », affirme-t-il. Selon lui, la menace sur les transferts sociaux « est à peine voilée ».

A.D

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