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Pas de journalistes détenus pour délit d’opinion et installation d’un conseil de régulation de la presse écrite

Pas de journalistes détenus pour délit d’opinion et installation d’un conseil de régulation de la presse écrite

TIPASA- Le ministre de la Communication, Hamid Grine,a assuré lundi à Tipasa que ses services n’ont enregistré aucune détention d’un journaliste en Algérie pour délit d’opinion ou de presse, avant d’annoncer l’installation possible d’un conseil de régulation de la presse écrite très probablement « en septembre prochain ».

Interrogé sur la détention du directeur de la chaîne télévisuelle KBC, en compagnie d’autres responsables de la même chaîne, le ministre, animant un point de presse à Tipasa à la fin de l’initiative « Le citoyen a droit à une information fiable », a indiqué qu’ « il ne peut commenter une affaire actuellement en cours d’enquête ».

« L’Algérie n’a enregistré aucune détention d’un journaliste pour délit d’opinion ou de presse », a-t-il affirmé, réitérant la « consécration de la liberté de la presse par la nouvelle Constitution » et appelant les chaînes télévisuelles au respect du cahier des charges, considéré comme « seul juge » entre elles et l’autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV).

Grine a également réitéré son appel aux journalistes et aux mass medias en général, en vue de s’en tenir à l’éthique professionnelle en évitant l’invective et le  sensationnel et en s’assurant de leurs sources d’information.

« Toutes les conditions sont réunies pour la création d’une autorité de régulation de la presse écrite », a ajoutée le ministre, soulignant l’identification de 99 % des journalistes du secteur grâce à la carte de journaliste professionnel, estimant que c’est « une force humaine apte à organiser des élections et installer une autorité ».

Le ministre a néanmoins estimé que des efforts restent à faire en bénéficiant des expériences des autres pays en la matière, et en s’accordant, a-t-il dit, sur « une formule définitive » pour cette autorité.

« Doit-on créer  un Conseil déontologique pour la profession ou un Conseil d’éthique pour la presse », s’est- il interrogé.

Après avoir souligné l’intégration de la majorité des journalistes du secteur privé dans le processus d’organisation de la profession, en bénéficiant de la carte de journaliste professionnel,  le ministre a appelé les patrons de la presse à garantir des contrats de travail respectables à leurs  journalistes.

S’exprimant sur les turbulences radiophoniques tout au long du littoral et des frontières terrestres algériennes, M. Grine a assuré que « les tribunaux mondiaux ont rendu justice à notre pays dans de nombreuses affaires du genre », assurant la poursuite des efforts en la matière, et en matière de modernisation de la diffusion radiophonique.

Accompagné du wali de Tipasa, Abdelkader Kadi, et des directeurs généraux de la Télévision et Radio algériennes, et d’Algérie presse service, respectivement Toufik Khelladi, Chaabane Lounakel et Hamid Kacha, le ministre de la communication a ouvert, à Tipasa, l’opération « Le citoyen a droit à une information fiable ».

Une conférence sur la déontologie professionnelle et les sources d’information a été animée, à l’occasion, par l’adjoint du directeur général de la télévision algérienne et directeur de la Radio culturelle, Mohamed Chellouch, qui a appelé la famille de la presse à la constitution d’une « organisation syndicale forte et unie ».

 

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