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Paris : Sortir la Libye de la crise

Paris : Sortir la Libye de la crise

Par : Abdelkader DJEBBAR

De jour en jour, les efforts multilatéraux se développent de plus en plus pour dénouer la crise Libyenne. Après l’ONU et, il y a à peine quelques jours, Alger, c’est au tour de la France de s’impliquer davantage avec une nouvellle session à laquelle prend part l’Algérie. C’est le Premier Ministre Ouyahia qui y a été en tant représentant du Président de la République.

Cette participation d’Ouyahia à la conférence de Paris intervient une semaine après la réunion tripartite (Algérie, Tunisie et Égypte) tenue à Alger et présidée par le Ministre des Affaire Etrangères Abdelkader Messahel, à laquelle ont pris part ses homologues Egyptien, Sameh Chokri, et Tunisien, Khémais Jhinaoui.

Lors de cette réunion, les trois pays avaient mis l’accent sur l’importance de la mise en œuvre du plan d’action Onusien. Ils ont également salué « les avancées réalisées » dans ce sens, appelant toutes les parties Libyennes dont celles influentes à « davantage de concessions pour mettre l’intérêt national au-dessus de toute autres considérations et à réaliser le consensus national pour dépasser l’étape de transition ».

La conférence internationale sur la Libye en France a été marquée hier à Paris par la participation des principaux dirigeants Libyens, des Nations Unies et de nombreux pays invités. Selon la Présidence Française, « l’objectif de ce rendez-vous diplomatique inédit est de créer les conditions d’une sortie de crise » en Libye, en « responsabilisant tous les acteurs nationaux et internationaux ».

L’objectif est de « créer les conditions d’une sortie de crise en responsabilisant tous les acteurs nationaux et internationaux », selon l’Élysée. Pour y arriver, de nombreux acteurs ont été invités.

Plusieurs acteurs majeurs de la situation Libyenne seront présents lors de cette rencontre à Paris, à commencer par les principaux responsables Libyens. Notamment le Premier Ministre Fayez al-Sarraj, le maréchal Khalifa Haftar, le Président de la Chambre des représentants Aguila Salah Issa, ainsi que le Président du conseil d’État Khaled Al-Mishri.

Selon l’Élysée, tous ont donné leur accord pour signer une déclaration qui fixe le cadre d’un processus politique. Celui-ci prévoit d’une part la tenue d’élections législatives et Présidentielle si possible d’ici la fin de l’année ; et d’autre part, l’évolution des institutions. Cela pour qu’il n’y ait à terme qu’une seule Banque centrale et qu’un seul Parlement.

L’Élysée veut ainsi que tous en soient responsables, acteurs nationaux comme internationaux. Cela alors que le pays est toujours en plein chaos, déstabilisé par la menace jihadiste et confronté aux trafics de tout genre.

Les rivaux Libyens se sont engagés, selon l’Elysée, à signer une déclaration qui fixe le cadre d’un processus politique, processus qui prévoit notamment la tenue d’élections législatives et Présidentielle si possible d’ici la fin de l’année, un point sur lequel tout le monde n’est visiblement pas sur la même longueur d’ondes.

Côté Africain, on milite en effet pour la tenue au préalable d’une conférence de réconciliation, qui serait suivie d’un référendum sur un projet de Constitution, avant que les élections n’interviennent. Un scénario qui repousserait à coup sûr le scrutin à 2019.

A.D

 

 

 

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