L'édito

Par : Fayçal Charif

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Par : Fayçal Charif

La France au carrefour des présidentielles

Rien ne va plus, ou du moins rien ne va plus comme avant en France. Le front social fronde et l’écho de sa colère fait vaciller tout le pays. De « Nuits debout » aux journées de grève, des opérations escargot aux sit-in, des blocages de sites aux confrontations dans les rues, des jeunes violents et cagoulés aux dépassements des forces de l’ordre…la France s’ébranle !

Il n’y a qu’à voir ce que les français balancent sur les réseaux sociaux pour comprendre l’ampleur du malaise social. Le célèbre et le très sérieux Insee ou tout autre organisme d’analyse et de statistiques ne peuvent aujourd’hui mesurer l’étendu du marasme, tellement ils ont tous été pris au dépourvu.

Une simple loi de travail défendue par un gouvernement en perte de vitesse et de popularité a fait déborder le vase. Le refus de la loi El Khomri est catégorique, ce qui a fait échouer jusqu’à nos jours toutes les tentatives de dialogue pour sortir de l’impasse.

Une loi qui a mis en colère jeunes, syndicats, politiques de la droite, de l’extrême droite, du centre et même un certain nombre, non négligeable, de politiques de la gauche. Mieux, ou pire, des socialistes connus sont montés au créneau pour devenir frondeurs.

Il y a quelques semaines et suite à cette crise sociale aiguë, le gouvernement Manuel Valls a vacillé. Les députés ont failli faire tomber l’équipe Valls, ce qui aurait rajouté plus de soucis à la popularité du Président François Hollande.

Mais si la crise est économique dans son ensemble, elle est devenu par la force des faits une crise sociale. Et par la force des choses et par la réalité politique, elle tend à devenir politique à un an des présidentielles.

Le constat des français est édifiant. Mécontents de leurs politiques, en colère contre leurs politiques, ils font le bilan politique, non seulement de François Hollande, considéré comme le Président le plus impopulaire de la 5e république, mais aussi de Nicolas Sarkozy, le Président le plus controversé de la même république.

Aujourd’hui, les français en sont arrivés à être nostalgiques du règne de Jacques Chirac, le Président le plus proche des français dans la même 5e république. De leur coté, les militants socialistes soupirent en se rappelant François Mitterrand, le président le plus ouvert de la république. Mais certains vont plus loin, en mettant en avant De Gaulle « le rassembleur de la nation », figure emblématique et père de la 5e république.

Dans ce climat social tendu, c’est surtout les présidentielles qui animent les politiques. On ne veut surtout pas perdre de points, bien au contraire, il faut en gagner au maximum. Les prétendants montent au créneau et ils sont nombreux à vouloir prendre la place de François Hollande en perte de vitesse depuis son élection. Le temps est passé très vite pour lui, les autres, ils ont eu tout le temps pour le détrôner.

Bizarrement, même ses fidèles lui emboîtent le pas et veulent sa place. Ils se rappellent comment il a accédé à ce poste de Président. La France venait de vivre « un cauchemar » avec Nicolas Sarkozy durant un quinquennat des plus difficiles. La gauche, après sa défaite cuisante au nom de Ségolène Royal, reperd des forces et des couleurs et cherche son candidat. Dominique Strauss Kahn du haut du FMI était le plus indiqué pour les socialistes. Toute la gauche et pour la majorité des français, il fallait en finir avec l’ère « Karcher », « Casse-toi, pauv’ con », « La France tu l’aimes ou tu la quittes ».

Mais dans une affaire mystérieuse aux faits avérés, DSK tombe aux Etats-Unis devant les caméras du monde. La gauche se retourne sans conviction vers Hollande. Un Sarkozy affaibli politiquement et trahi par son propre camp laisse le champ libre au Front National, qui avait lors de son quinquennat brulé les étapes et gagné la confiance de beaucoup de français mécontents de la gauche et de la droite.

L’extrême gauche s’allie au candidat des socialistes, tout comme beaucoup de ceux qui ne voulaient plus de Sarkozy et qui penchaient vers le social-démocrate, comme les centristes ou les républicains.

Quatre ans après, la donne politique a changé. La droite est divisée lamentablement, la gauche est dans la tourmente économique et sociale et divisée comme elle ne l’a jamais été, le centre mène toujours la politique d’« attendre et voir ». Le seul gagnant est peut être le FN qui récupère enchanté toutes les voix mécontentes.

Avec un oeil attentif sur les présidentielles de 2017, les socialistes (au pouvoir) devraient désamorcer cette crise sociale qui prend de l’ampleur et donne des inquiétudes même au delà des frontières. Mais au vu et au su des des donnes sur le terrain, la gauche ne peut gagner qu’avec le souffle d’Emmanuel Macron en verve depuis des mois. Alors que la droite ne peut revenir au pouvoir qu’avec le poids et la stature d’un Alain Juppé. Bien évidemment cela est imaginé sans le FN, le trouble-fête des présidentielles à chaque fois.

C.F

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