L'édito

Par : Fayçal Charif

Quand l’Europe vacille…

La Grande-Bretagne ne fera plus -ne fait plus déjà- partie de la zone Europe. Par référendum décidé par un David Cameron qui est allé au bout de son raisonnement, même si ça devait lui coûter son poste de Premier Ministre de l’état de sa Majesté. Il a cru gagner son pari, finalement, il a perdu. Le vouloir de quitter l’Europe a été un plus fort que le désir d’y rester à quelques voix près.

Au delà de la finalité de la chose, à savoir le retrait définitif et apparemment irréversible de la Grande-Bretagne de l’Europe, force est de constater l’étendu du désastre du projet européen après cette défection de taille. L’Europe sans l’Angleterre a t-elle le même poids politique, diplomatique, économique et militaire ? L’Angleterre serait-elle libérée du fardeau européen et surtout pourra-t-elle jouer en solo ? Que sera l’Europe demain sans les alliés d’hier ?
Bizarrement, ce retrait renvoie dans son contenu politique à l’idée véhiculée surtout par les partis  politiques de l’extrême droite des pays européens. L’exemple le plus édifiant et le plus défiant est celui du parti français de Marine Le Pen « Le Front National » qui n’a jamais caché son refus total du projet Europe, ou du moins dans sa forme actuelle.

Tout comme ce parti, d’autres partis de l’extrême droite dans d’autres pays de l’Europe unifiée ont
toujours exprimer leur refus de cette Europe rassemblée. C’était dit clairement dans leurs discours  et programmes politiques.

En votant le retrait de la grande Europe, la Grande-Bretagne se retrouve malgré elle dans le même espace d’expression de l’extrême droite. Mais la Grande-Bretagne s’en défend et le dit haut et fort à travers tous le cycle qui a mené vers l’union européenne.
En effet, l’histoire retient que la Grande-Bretagne a toujours été réticente par rapport à ce projet. Les faits sont là pour le prouver, puisqu’elle elle a adhéré à sa manière à ce projet qui tenait à coeur les politiques de l’Europe. En effet, ce grand pays, indispensable à l’Europe n’a jamais été à fond dans son entreprise, il a négocié son adhésion sans jamais se mouiller les pieds. Il est resté bien indépendant à toute les actions de l’Europe en ayant surtout son autonomie politique et financière.
Son retrait aujourd’hui donne l’impression que l’Europe se disloque, se fissure. Des voix ici et là s’élèvent pour demander des référendums des peuples pour décider de la suite à donner à l’Europe. Parfois même c’est des voix sensées et objectives qui avaient rêvé d’une Europe des peuples et non une Europe des états.
Après le feuilleton de la Grèce qui a failli voir ce pays à l’écart de l’Europe, voilà que le grand pays qu’est la Grande-Bretagne se retire et quitte le navire le laissant vaciller au gré des vagues politiques provoquées. D’autres pays en crise économique aujourd’hui, pourraient s’inspirer de l’approche du royaume uni pour se libérer des contraintes, surtout économiques et financières qu’imposent le fonctionnement de l’Europe.

 

Les conséquences de ce retrait se font déjà sentir financièrement et économiquement sur la grande île d’Europe, mais les politiques favorables à cette décision se disent prêts à faire face à cette situation et qu’ils en étaient conscients. Par contre, ce qui n’était pas attendu ou du moins pensé, c’est les effets de ce départ sur les autres pays d’Europe et sur l’avenir du projet Europe…A suivre avec attention.

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