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« Papicha » récompensé à Angoulême

Le long métrage de fiction "Papicha" de la réalisatrice Mounia Meddour a décroché dimanche soir les prix du public et celui du meilleur scénario du 12e Festival du film Francophone d'Angoulême (France) en plus du prix de la meilleure actrice revenu à Lyna Khoudri, annonce l'équipe du film.

« Papicha » récompensé à Angoulême

Alger par : Noureddine RAMZI 

Le long métrage de fiction « Papicha » de la réalisatrice Mounia Meddour a décroché dimanche soir les prix du public et celui du meilleur scénario du 12e Festival du film Francophone d’Angoulême (France) en plus du prix de la meilleure actrice revenu à Lyna Khoudri, annonce l’équipe du film.

Ce premier long métrage de Mounia Meddour, présenté en avant-première lors du dernier Festival de Cannes en mai dernier, s’est vu attribué le Valois du public et celui du scénario, alors que le Valois de l’actrice est revenu ex aequo à Lina Khoudri et à la Française Nina Meurisse.

D’une durée de 90 mn, « Papicha » revient sur le quotidien de jeunes femmes en Algérie dans les années 1990 à travers l’histoire d’une étudiante vendant ses créations de haute couture dans les boites de nuits pour se lancer comme styliste. Le casting du film réuni entre autres Shirine Boutella, Amira Hilda, et Samir El Hakim.

Alger, années 90. Nedjma, 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux  » Papicha « , jolies jeunes filles Algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits.

Par ailleurs, le jury de ce festival, qui s’est tenu du 20 au 25 août, a attribué le Valois de diamant au film « Les hirondelle de Kaboul » coréalisé par les Françaises Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec. Ce film également présenté lors du dernier Festival de Cannes est une adaptation du roman éponyme publié en 2002 par le célèbre écrivain Algérien Yasmina Khadra.

Premier long-métrage de fiction de la réalisatrice Mounia Meddour, née en 1978, Papicha (« jolie fille » en argot Algérien) fait partie de ces films qui s’enrobent d’une idée de la liberté passant moins par un discours articulé, que par l’élan, la vitalité et la spontanéité de la jeunesse portraiturée. Dénonçant l’oppression du corps féminin, le film trace une ligne clairement délimitée entre partisans de la liberté et obscurantistes, scindant en deux son évocation du passé proche et troublé de l’Algérie.

Mounia Meddour prend ainsi soin de discerner son héroïne de ce repli rigoriste qui emporte de larges pans de la société civile, pour faire d’elle une sorte de conscience éclairée, presque un symbole. A défaut de nuance, d’ambiguïté ou de recul historique, Papicha vaut surtout pour sa troupe de jeunes actrices impétueuses, qui donnent au film le visage de leur génération.

N.R

 

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