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Ouyahia devant l’APN : Les finances, le nerf de la guerre

Ouyahia devant l’APN

Les finances, le nerf de la guerre

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

C’est toute la question des finances qui a dominé hier à l’Assemblee nationale, lors de la présentation par le Premier ministre, du Plan d’action de son gouvernement devant les députés. Un test d’un moment très fort.

Le Premier ministre a d’abord consacré la première partie de sa présentation aux aspects politiques, promettant de promouvoir une «démocratie calme». Il a promis de poursuivre la lutte contre le terrorisme via le renforcement des moyens des forces de sécurité et la lutte contre toutes les dérives qui portent atteinte à la religion musulmane.

Mais c’est surtout la question des finances qui était dans tous les esprits et le comment faire face à la crise. Et tout un chacun se demande si le recours au financement non conventionnel est la meilleure solution.

Selon Ahmed Ouyahia, le volume du marché financier local est « faible » pour permettre un financement du Trésor via l’émission d’obligations. « Les banques, notamment publiques, n’ont plus beaucoup d’argent », a-t-il reconnu. Que peut faire l’État dans ce contexte ? Pour Ahmed Ouyahia, le refus de recourir à l’endettement extérieur n’est pas une position  « dogmatique ».

L’Algérie a besoin de 20 milliards de dollars par an pour combler le déficit budgétaire. Or, à un tel rythme, «sur quatre ou cinq ans, on risque de ne plus pouvoir payer les intérêts de la dette », a-t-il dit. Une situation qui conduirait le pays directement vers le FMI, a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, le FRR est épuisé « depuis février dernier ». Les réserves de change ont fondu de moitié, passant de 200 milliards de dollars en 2014 à « près de 100 milliards actuellement », a-t-il précisé. Pour les préserver, Ahmed Ouyahia a annoncé la poursuite de la politique des licences d’importation mises en place dès 2015. Ce dispositif sera renforcé par de « nouvelles mesures », a-t-il ajouté, sans préciser la nature de ces mesures.

« C’est pour cette raison que nous avons choisi de recourir au financement non conventionnel », a-t-il expliqué. « Ce n’est pas une invention algérienne », a ajouté le Premier ministre, rappelant que des pays comme les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni ou encore ceux de la zone Euro (sous une forme différente) ont recours à ce type de financement.

A.D

 

 

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