Analyse

Ni le contre-feu ni la diversion n’ont fonctionné

Ni le contre-feu ni la diversion n’ont fonctionné

Par : Kharroubi Habib

La prétendue agression « sauvage » dont aurait été victime de la part d’un diplomate algérien un membre de la délégation marocaine lors de la réunion dans les Caraïbes du comité spécial des « 24 » de l’ONU pour la décolonisation, se révèle n’avoir été qu’une minable mise en scène ayant eu pour but d’entacher le prestige et le crédit de l’Algérie, mais celui, avons-nous suggéré aussi, de susciter un « évènement » qui présenté par les médias du royaume dans la version d’une inacceptable provocation algérienne ferait contre-feu médiatiquement à la gigantesque manifestation populaire de contestation du pouvoir marocain qui se déroulait le même jour dans la ville d’Al Hoceima.

Le Makhzen et les médias à sa botte en ont été pour leurs frais et confusion, tant il ne s’est pas trouvé un participant à la réunion du comité onusien des « 24 » pour témoigner de la véracité de la prétendue agression alors que selon la propagande marocaine elle est censée avoir été perpétrée au vu et au su de personnes présentes sur les lieux. L’on sait pourtant que parmi les participants à la réunion il y en avait qui ne portant pas l’Algérie dans leur cœur n’auraient pas manqué de faire chorus avec la délégation marocaine pour crier au scandale. S’ils s’en sont gardés c’est que la mise en scène à laquelle s’est adonnée la délégation marocaine leur est apparue cousue de fil blanc et que l’accréditer reviendrait à avaliser une infamie dont le sordide est sans précédent dans les annales de la diplomatie internationale.

Pour sa part, l’Algérie s’en est sereinement remise à l’esprit d’équité de l’ONU en requérant d’elle qu’elle fasse la lumière sur la prétendue agression dont aurait été victime le diplomate marocain et que sa délégation relayée par les autorités et les médias du royaume ont imputée à l’un de ses homologues algériens. L’esprit tordu qui a conçu le traquenard foireux ayant consisté à simuler l’agression contre un diplomate marocain par les Algériens a eu tout faux car non seulement le prétendu incident n’a pas constitué le contre-feu espéré à l’incendie qui a embrasé la ville d’Al Hoceima et l’ensemble du Rif marocain, mais il n’a même pas fait les « choux gras » de la presse et des médias de l’Hexagone pourtant prompts à casser du bois sur le dos de l’Algérie. Pour aussi fielleux qu’ils sont quand ils ont matière à s’en prendre à ce pays, ces médias ont reculé à prendre pour argent comptant la version marocaine de « l’agression ».

L’on fera remarquer enfin que les médias marocains qui mènent une campagne hystérique en l’occurrence contre l’Algérie n’ont nullement rapporté à leur opinion publique que la réunion où est censée s’être produite l’agression du diplomate marocain a opposé une fin de non-recevoir à la prétention de la délégation du royaume d’imposer des « harkis » sahraouis à ses travaux en guise de représentants du Sahara occidental en lieu et place du délégué du Front Polisario. Ils se sont gardés de le faire conscients que l’aveu de cet échec constituerait preuve pour tout esprit rassis que l’incident de la prétendue agression a été un montage pour en cacher la déconvenue qui en coûte à la diplomatie marocaine.

 

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