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Navires sabotés dans le Golfe : condamnation et inquiétude dans la région

Plusieurs navires commerciaux ont fait l'objet d'actes de sabotage dimanche dans le Golfe, suscitant inquiétude et condamnation de pays de la région y voyant "une sérieuse menace" à la navigation maritime et à la paix et à la sécurité régionale et internationale.

Navires sabotés dans le Golfe : condamnation et inquiétude dans la région

Plusieurs navires commerciaux ont fait l’objet d’actes de sabotage dimanche dans le Golfe, suscitant inquiétude et condamnation de pays de la région y voyant « une sérieuse menace » à la navigation maritime et à la paix et à la sécurité régionale et internationale.

Tôt lundi, les autorités Saoudiennes ont rapporté des « actes de sabotage » contre des navires Saoudiens au large des Emirats Arabes Unis.

« Deux pétroliers Saoudiens ont fait l’objet d’actes de sabotage dans la zone économique exclusive des Emirats Arabes Unis, au large des côtes de l’Emirat de Fujairah, alors qu’ils étaient sur le point de pénétrer dans le golfe d’Arabie », a déclaré le Ministre de l’Energie Khalid Al-Falih, cité par l’agence de presse SPA.

De leur côté, les Emirats Arabes Unis avaient fait état dimanche d' »actes de sabotage » contre quatre navires commerciaux de différentes nationalités, à l’est de l’Emirat de Fujairah, qualifiant l’évènement de « grave ».

Cet incident intervient dans un contexte marqué par un regain de tension entre les Etats-Unis et l’Iran après le renforcement des sanctions Américaines contre Téhéran.

Pour l’Iran, « les incidents qui se sont produits en mer d’Oman sont alarmants et regrettables », a dit le porte-parole des Affaire étrangères, Abbas Moussavi, dans un communiqué. Il a appelé à une enquête et mis en garde contre « l’aventurisme d’acteurs étrangers » pour perturber la navigation maritime.

Moussavi a indiqué que des « clarifications sur la portée exacte » de ces attaques étaient nécessaires car, a-t-il dit, de tels incidents auront « un impact négatif sur la sécurité de la navigation dans le Golfe ».

Pour sa part, le Ministre Saoudien de l’Energie a précisé que les actions contre les pétroliers Saoudiens n’avaient causé ni victime ni marée noire, mais qu’ils avaient provoqué « des dégâts significatifs aux structures des deux navires ».

Un des deux pétroliers était en route pour être chargé de pétrole au terminal Saoudien de Ras Tanura en vue d’une livraison à des clients Américains, a-t-il encore dit

Plus tard, le Ministère Saoudien des Affaires Etrangères a « condamné » cet « acte criminel » qui constitue une « sérieuse menace » à la navigation maritime et a « une incidence néfaste sur la paix et la sécurité régionale et internationales ».

Abou Dhabi et Ryadh n’ont désigné aucun responsable de ces actes et n’ont pas non plus précisé leur nature.

Cependant, dimanche, le gouvernement des Emirats Arabes Unis avait appelé la communauté internationale à « prendre ses responsabilités pour empêcher que de telles actions soient commises par des parties cherchant à porter atteinte à la sécurité de la navigation ».

Le port de Fujairah est le seul terminal aux Emirats Arabes Unis situé sur la côte de la mer d’Arabie, contournant le détroit d’Ormuz, par ou passent la plupart des exportations de pétrole du Golfe

L’Iran a, à plusieurs reprises, menacé de fermer ce détroit stratégique, crucial pour la navigation mondiale et les fournitures pétrolières en cas de confrontation militaire avec les Etats-Unis.

Pour rappel, le Pentagone (Ministère de la Défense Américain) a annoncé vendredi l’envoi dans la région d’un navire de guerre transportant des véhicules, notamment amphibies, et d’une batterie de missiles Patriot, s’ajoutant au déploiement d’un porte-avions et de bombardiers B-52.

Et dimanche soir, le département d’Etat a annoncé que le chef de la diplomatie Américaine Mike Pompeo avait décidé de se rendre lundi à Bruxelles pour discuter de « questions urgentes », et notamment de l’Iran, avec des responsables Européens. Il a annulé en conséquence son passage à Moscou, a précisé un responsable Américain, pour se consacrer au dossier Iranien.

Mise en garde contre « un risque de conflit » dans le Golfe

Outre l’Iran, plusieurs pays et organisations régionales ont dénoncé les incidents maritimes dans le Golfe. Ainsi, le Secrétaire Général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), Abdullatif Al-Zayani, ainsi que l’Egypte, la Jordanie et Bahreïn ont condamné lundi ces actes.

« C’est un développement dangereux et une escalade caractérisant des intentions diaboliques », a dit M. Zayani.

Pour sa part, la Ligue Arabe a condamné vigoureusement « des actes criminels qui portent gravement atteinte à la liberté et la sécurité des voies de commerce et de transport maritimes et sont susceptibles d’accentuer les tensions dans la région ».

Au Yémen, le Ministère des Affaires Etrangères a condamné les opérations de sabotage. « Ceux qui sont derrière de telles opérations ont visé à menacer la sécurité et la stabilité de la région, et à nuire à la sécurité nationale des EAU », a-t-il dit.

A l’étranger, la Grande-Bretagne s’est dit inquiète d’un risque de conflit « par accident » dans le Golfe en raison du regain de tension entre les Etats-Unis et l’Iran.

« Nous sommes très inquiets du risque qu’un conflit se produise par accident en raison de l’escalade des tensions. Nous allons partager ces préoccupations avec nos partenaires Européens et avec Mike Pompeo », a averti le Ministre des Affaires Ftrangères Britannique Jeremy Hunt à son arrivée à Bruxelles pour une réunion des Ministres des Affaires Etrangères de l’UE à laquelle s’est invité le secrétaire d’Etat Américain.

La tension entre les Etats-Unis et l’Iran est montée d’un cran depuis la semaine dernière. Téhéran a annoncé la suspension de certains de ses

engagements au titre de l’accord sur le nucléaire conclu avec les grandes puissances, un an après que Washington, sur décision du Président Donald Trump, s’est retiré de l’accord et a imposé des sanctions à la République Islamique.

Téhéran a adressé un ultimatum aux Européens, toujours attachés à cet accord, pour qu’ils sortent d’ici deux mois les secteurs pétrolier et bancaire Iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions Américaines, faute de quoi la République Islamique renoncera à d’autres restrictions imposées à son programme nucléaire. Mais les Européens ont rejeté cet ultimatum.

Aps

 

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