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Mouvement migratoire L’ONU tire la sonnette d’alarme

Mouvement migratoire

L’ONU tire la sonnette d’alarme

Par : Abdelkader DJEBBAR

Tout a commencé avec les Haïtiens des États-Unis pour vouloir s’étendre ensuite à la communauté Salvadorienne de l’Amérique, ce qui a soulevé un tollé général en attendant des jours meilleurs. Sauf que cette situation pourrait prendre une toute autre tournure. Même «les États membres de l’ONU doivent se préparer à gérer de larges mouvements de migrants » a souligné le Secrétaire Général des Nations unies, Antonio Guterres, dans un rapport rendu public jeudi.

« Il y a un besoin urgent pour les États membres de développer une stratégie pour gérer de larges mouvements de migrants », souligne le patron de l’ONU dans ce document. Antonio Guterres ajoute qu’il y a des “chevauchements évidents entre ce défi et les enjeux du Pacte Mondial sur les Migrants” attendu en 2018.

Selon l’ONU, des négociations formelles doivent débuter en février à ce sujet. Fin 2017, les États-Unis ont annoncé se retirer de l’élaboration du Pacte sur les Migrants, en raison de dispositions contraires à la nouvelle politique d’immigration de Donald Trump.

Pour le secrétaire général, trois éléments importants sont à prendre en considération par les États membres dans la définition d’une stratégie: une approche humanitaire axée sur la défense des droits de l’Homme, des ressources financières pour définir le statut des migrants une fois la première aide humanitaire apportée, et trouver des options crédibles pour les migrants qui ne peuvent prétendre à un statut de réfugié tout en étant dans l’impossibilité de revenir dans leur pays d’origine.

« Le Pacte Mondial est une opportunité non seulement pour les États membres mais aussi pour le système onusien d’adopter une approche plus ambitieuse pour la gestion des migrations », fait aussi valoir Antonio Guterres dans son rapport.

Il précise prévoir « des consultations intensives sur l’approche onusienne vis-à-vis des migrations tout au long de 2018 ». A la différence de la question des réfugiés, « il n’y a pas de capacité centralisée à l’ONU pour gérer les migrations » et l’approche onusienne reste “fragmentée” à ce sujet, précise Antonio Guterres.

Il appelle enfin à développer auprès des populations dans le monde une perception “positive” des migrations au sein des États membres afin de lutter entre autres contre la xénophobie et les discriminations.

A.D

 

 

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