Montréal : Le film Amazigh s’affiche

Montréal : Le film Amazigh s’affiche

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

Les organisateurs du festival international du film Amazigh viennent de dévoiler le programme du 30 septembre prochain. Une première rencontre dans son genre sous le parrainage du comédien Algérien Faoizi SAICHI, natif d’Ain Sefra. Le tout se déroulera en un seul après-midi avec toute une série de projections.

Saichi a fait ses premières expériences dans le monde du cinéma en 1974 avec le film Leila et les autres. Plusieurs distinctions jalonneront sa longue carrière, notamment le Prix de l’interprétation masculine, obtenu en 1982 au Festival de Carthage, en Tunisie, pour le film Un toit, une famille de Rabah Laradj. Sa filmographie montre qu’il a été un comédien incontournable du cinéma algérien, très sollicité également par les cinéastes étrangers.

SAICHI à également participé à plusieurs reprises aux festivals Amazighs aussi bien au Maroc qu’en Algérie, autant d’occasion de rencontrer plusieurs jeunes talents qui réalisent des films dans la marge et sans soutiens. D’où l’importance de festivals comme le FIFAM qui devient un espace de promotion et d’encouragement. Ainsi, dit-il «mon parrainage de la première édition du festival du film Amazigh de Montréal tombe sous le sens et s’inscrit dans le sillage d’une conviction et d’une volonté d’aider le jeune cinéma Amazigh à s’affirmer dans les capitales du monde.

Aperçu du programme tel qu’annoncé par les organisateurs :

SALAH, UN KABYLE DE PALESTINE, Tahar Houchi – Suisse – Liban – Algérie, Doc, 26 min, VO Amazighe – arabe / ST FR, 2017. Portait émouvant de Salah, descendant de Kabyles Algériens réfugié en Palestine après avoir fui les exactions françaises au 19e siècle. Contraint de quitter son village de Palestine en 1948, Salah vit depuis dans un camp de réfugiés palestiniens au Liban. Malgré ses souffrances, il garde l’espoir de voir un jour la terre de ses aïeux.

YIDIR, Tahar Houchi, Suisse – Algérie – Maroc, Fiction, 15 min, VO Amazighe, / ST FR, 2012. Quelque part dans le monde. Jugurtha, militant incarcéré, interdit à Yidir, son fils âgé de 11 ans, de fréquenter l’école du dominant. La grand-mère, non sans hésitation, décide de passer outre cette interdiction.

CARTE POSTALE, Mahassine El Hachadi, Maroc, Fiction, 23 min, VO Rifaine ST FR, 2013. Amina une jeune fille de 12 ans vit dans un petit village du HautAtlas marocain. Ici, il est de tradition de marier les jeunes filles dès leurs premières règles.

REGARDS, Noureddine Kebaili, Algérie, Fiction, 26 min / VO Tamazight ST FR / 2014. Dès 12 ans Marie-Louise, d’origine algérienne, vit en France avec sa mère et décide de se recueillir sur la tombe de son père en Algérie. Là-bas, elle rencontre Lounes et découvre des histoires infâmes de son géniteur.

ROSE HALLAL, Ali Reggane, Fiction, 20 min, VO Amazighe, ST FR, 2017. Adepte des plaisirs de la vie et de la chair, il sombre dans la religion suite à la fréquentation d’islamistes. Reniant ses amours, il exige une sainte nitouche pour son mariage.

DWAGI ID ASIREM, Rida Amrani, Algérie / Fiction / 14 min / VO Amazighe, ST FR, 2016. Malgré la répression et la négation, la culture et la langue kabyle ont traversé le temps et l’espace. Le rôle de la femme est capital. Le film est un hommage justement au rôle que la femme kabyle a joué dans le processus de sauvegarde et l’identité Amazighe.

A.D

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