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Montréal : L’Algérie à Vues d’Afrique

Montréal : L’Algérie à Vues d’Afrique

Synthèse Abdelkader DJEBBAR

Plus de 80 films en compétition venus de 33 pays africains et créoles. Voilà à quoi il faut s’attendre à compter du 18 avril à l’occasion du plus important festival de cinéma africain en Amérique du Nord, hors Afrique. Il s’agit donc du 32 E festival international de cinéma Vues d’Afrique qui s tient à Montréal jusqu’au 24 avril. La cinémathèque québécoise sera tout simplement à l’honneur durant toute cette période qui coïncide avec le printemps.

Pour cette édition, l’affiche semble très alléchante. L’Algérie sera de plain-pied a l’écran avec quatre films qui feront partie de « la panoplie de films tous genres confondus, fictions, documentaires, longs et courts-métrages provenant de 33 pays africains et créoles, canadiens et de l’international seront à l’honneur, durant huit jours de célébration du 7e art», dit-on.

Dans la fiction, les programmateurs de Vues d’Afrique ont sélectionné Madame Courage de Merzak Allouache, une coproduction Algéro-Française sortie en 2015.  Dans la catégorie Afrique Connexion, on retrouve le film de Lotfi Bouchouchi  Le Puits une production algérienne. Le réalisateur sera présent aux deux projections prévues. De son côté Amin Sidi Boumedième concourt dans la même catégorie mais en court-métrage avec Serial K sortie en 2014. Le documentaire de Hassen Ferhani, Fi rassi rond-point (Dans ma tête un rond-point) est en course pour le prix du meilleur documentaire.

« Madame Courage » cible  « le quotidien de Omar, petit voleur  de Mostaganem, la ville du dramaturge Ould Abderrahmane Kaki, qui se dope aux psychotropes pour se donner le courage de ses méfaits. Un quotidien qui ne sera plus le même depuis que son regard a croisé celui de Selma, l’une de ses victimes pendant qu’il lui volait son collier en or. »

Fi Rassi rond-point (Dans ma tête un rond-point) est une incursion « une incursion directe dans le plus grand abattoir d’Alger où « des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde ».

Quant au film de Lotfi Chaouchi dont ce sera la première nord-américaine, Le puits est l’histoire « de femmes et d’enfants d’un village du sud algérien se retrouvent assiégés par des soldats de l’armée française coloniale et ne peuvent sortir au risque de se faire tuer. Petit à petit, ces villageois sont confrontés à la soif. Au point où bientôt se pose pour eux le dilemme de choisir leur mort ».

Amin Sidi Boumediene participe avec un court-métrage, Serial K, film « muet » où on n’entend que le bêlement des moutons où « un homme, dans un champs de la banlieue d’Alger, observe un troupeau de moutons mené par un berger. Voyant une des bêtes se faire maltraiter, il la secoure et l’emmène chez lui. Plus tard dans la journée, il se poste face à une maison d’un quartier chic pour photographier une jeune fille avec envie. Débute alors un étrange rituel…

En hors compétition, l’Algérie sera aussi présente à travers une production canadienne : El Djazair mon amour, un projet collectif de 5 cinéastes de la ville de Québec.

A.D

 

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