Montage voitures : on efface et on recommence…

Montage voitures : on efface et on recommence…

Par : Abdelkader DJEBBAR

Allez, on efface et on recommence en prenant les mêmes, comme pour mieux rentabiliser le secteur de montage des voitures en Algérie. Le Premier ministre vient d’annoncer les couleurs en limitant à cinq le nombre d’entreprises algériennes spécialisées dans montage d’automobiles.

Là toute dernière liste arrêtée semble alors avoir soulevé un « tollé dans le silence ». Alors le ministère de l’industrie et des mines veut réviser à la hausse, bien sûr, le nombre de ces usines.

En effet, sur demande du ministre de l’Industrie et des Mines, le Premier ministre a ordonné un ajournement sans fixer, pour le moment, un quelconque nouveau délai. Une décision attendue d’autant plus que la liste restrictive des entreprises a fait réagir beaucoup de marques automobiles qui se voyaient exclues du marché algérien au profit de patrons qu’on dit proches des cercles de décision.

La liste de départ du Premier ministre, comprend la SPA Sovac (Volkswagen, Seat…), SARL Tahkout (Hyundai), SPA Renault, Peugeot et Nissan. Idem pour les camions puisqu’elles sont cinq entreprises qui ont été autorisées à monter des camions, autobus et autres véhicules utilitaires. Il s’agit de SPA Frères Salhi, SPA Ival, SARL Tirsam, SPA Saven «des actionnaires Haddad» qui va produire les véhicules Astra et l’EURL GM Trade des associés Mazouz et Namroud.

La décision a été actée lors du conseil interministériel consacré à ce dossier, qui s’est déroulé le 11 décembre dernier. Concernant les quantités, Sovac propose de produire à terme 100.000 véhicules par an; Tahkout 100.000 véhicules; Renault 75.000; Peugeot 100.000 et Nissan 60.000 véhicules par an. Pour les camions, SPA Salhi 3.000 camions par an; Ival-Iveco 8.000 véhicules par an; Sarl Tisram 100 unités.

Dans son courrier, le Premier Ministre a justifié sa décision par le souci de préserver les réserves de change du pays. Il a en outre mis en garde les récalcitrants : «Toute autre entreprise activant dans ce domaine qui n’a pas obtenu d’accord formel des services du Ministère de l’Industrie et des Mines, ni reçu l’accord du Conseil national de l’investissement (CNI) est considérée en situation irrégulière et devra cesser ses activités. Les administrations concernées, notamment celles de l’Industrie, devront prendre des dispositions pour cesser d’importer les intrants nécessaires pour leurs activités.»

Maintenant que le gouvernement a décidé de se donner le temps pour revoir sa copie, il est à se demander qui seront les «rattrapés» parmi la liste des 89 projets d’agréments déposés au niveau du Ministère de l’Industrie et des Mines, soulignent certains médias…

A.D

 

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