AMÉRIQUEEtats-UnisInternationalNews

Miami, Castro et la Petite Havane

Miami, Castro et la Petite Havane

Miami par : Abdelkader DJEBBAR

En Amérique du Nord, les positions des uns et des autres sont diamétralement opposées. La nuit et le jour entre le sud et le Nord à l’intérieur-même de l’Amérique du Nord. Donc entre les Etats-Unis et le canada. Le Canada dont le premier ministre Justin Trudeau a profité de sa tribune au Sommet de la Francophonie, à Madagascar, pour évoquer le décès de Fidel Castro, qu’il a qualifié « d’ami de longue date du Canada et de [sa] famille ». Le premier ministre a salué les liens « forts » entre le Canada et Cuba et transmis ses condoléances tant aux proches de l’ex-président cubain qu’à son peuple.

Dans une déclaration écrite qu’il a fait paraître quelques instants plus tard, M. Trudeau a poussé la note, affirmant avoir appris la mort du révolutionnaire « avec une profonde tristesse », saluant les progrès réalisés en éducation et en soins de santé lorsque le pays était sous sa gouverne.

Un peu plus au sud, Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a affirmé, samedi 26 novembre, qu’il ferait “tout” pour contribuer à la “liberté” du peuple cubain après la mort de Fidel Castro. Le milliardaire républicain, qui entrera à la Maison Blanche le 20 janvier, juge dans un communiqué que le père de la Révolution cubaine, mort vendredi à l’âge de 90 ans, était “un dictateur brutal qui a opprimé son peuple”. Ca c’est le côté maso de Miami qui compte 650 000 Cubains.

Plus au nord, les relations avec le Canada étaient très amicales avec Pierre Eliott Trudeau, ancien premier ministre. En 1976, en pleine guerre froide, M. Trudeau a rendu visite au «Comandante» et a apporté une aide de 4 millions de $ au pays. Leur amitié s’est poursuivie bien après : Fidel Castro s’était même rendu en 2000 à Montréal pour assister aux funérailles de Pierre Eliott Trudeau.

À la mi-novembre, Justin Trudeau avait rencontré Raul Castro lors d’une courte visite de deux jours sur l’île.

Il y a deux ans, les relations entre Cuba et son vieil ennemi, les États-Unis, s’étaient améliorées lorsque Washington et La Havane avaient annoncé conjointement leur rapprochement impliquant un assouplissement de l’embargo américain. En juillet 2015, leurs relations diplomatiques étaient à nouveau instaurées.

Avec le décès de Fidel Castro, père de la Révolution cubaine et grand défenseur des causes justes à travers le monde, l’Algérie perd un grand ami dont le pays a toujours été un allié et un partenaire de poids.

Ami fidèle de l’Algérie, Castro, qui avait quitté le pouvoir en 2006, avait même revêtu lors d’une de ses rares apparitions publiques en août dernier un survêtement aux couleurs de l’équipe algérienne lors d’une cérémonie officielle organisée en son honneur pour montrer son fort attachement à l’Algérie.

Lors de sa visite officielle au Cuba, au mois d’octobre dernier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal avait rendu visite au leader cubain, lui remettant, en guise d’amitié, un burnous, un habit traditionnel typiquement algérien.

Le leader cubain, malgré la distance géographique séparant l’Algérie à son pays, avait toujours entretenu des relations d’amitié et de fraternité avec les différents dirigeants algériens. Déjà en octobre 1962, quelques mois à peine après l’indépendance du pays, Fidel Castro recevait à La Havane, feu président Ahmed Ben Bella.

En effet, dès les premières heures de son indépendance, l’Algérie trouvera en Cuba un appui de taille dans ses efforts de reconstruction nationale, notamment dans le domaine de la santé.

A.D

 

Montrer plus

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :