Médecins résidents : Retour à la grève

Médecins résidents

Retour à la grève

Par : Abdelkader DJEBBAR

Rien ne va plus chez les médecins résidents en Algérie. Ils relancent leurs revendications avec une grève nationale de trois jours effective depuis lundi selon un communiqué du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA).

Un sit-in devait être organisé également mardi à Alger. Le syndicat indique que le recours à cette énième grève est dû au «mutisme» des autorités compétentes face aux revendications des médecins résidents, qui constituent, fait-on remarquer, le «socle» du secteur de la santé.

«Il est porté à la connaissance de tous les résidents en sciences médicales que des démarches ont été entreprises par le Bureau national du Camra, à savoir un entretien avec Mr le ministre de la Santé, chez lequel une plate-forme de revendications a été déposée et notifiée, avec une copie au premier Ministre, à la Commission de la santé de l’Assemblée populaire nationale (APN) ainsi qu’au ministère de l’Enseignement Supérieur.

Après 15 jours de mutisme total, le Bureau national du Camra décide de durcir le mouvement de protestation en recourant à une grève de trois jours, les lundi 18, mardi 19 et mercredi 20 décembre», indique le Camra dans un communiqué.

Le Collectif menace même de recourir, dès la semaine prochaine, si jamais il n’y a pas de réponse favorable aux doléances exprimées, à une grève «illimitée, imminente et irrévocable». Il faut rappeler, en dernier lieu, que les revendications des médecins résidents s’articulent autour du service civil, de leur statue et de la pédagogie. Pour ce qui est du service civil, le Camra réclame sa suppression et son remplacement par des mesures incitatives.
La plateforme de revendications du CAMRA s’articule autour de la révision du service civil obligatoire pour tous les nouveaux médecins spécialistes, le traitement équitable de tous les universitaires en ce qui concerne le service national et l’amélioration de leurs conditions de travail dans les CHU ainsi que l’accès aux œuvres sociales des travailleurs de la santé publique. Ils plaident également pour la révision du statut du médecin résident pour l’adapter aux nouvelles mutations que connaît leur secteur en Algérie et ailleurs.

A.D

 

 

 

 

 

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