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Mebarek Slaouti Takilt : Cette femme bouscule et bascule l’histoire !

Mebarek Slaouti Takilt

Cette femme bouscule et bascule l’histoire !

Bordeaux par : Fayçal Charif

Le dernier travail de recherche du Maître de conférence, Mebarek Slaouti Takilt, sorti le mois dernier, donne le tournis et bouscule les données, les donnes et les faits, parfois même les vérités « absolues », au point de faire basculer l’histoire. Son livre-recherche « Les berbères en Egypte : Des temps les plus reculés aux Dynasties pharaoniques berbères », est un nouveau regard porté sur l’histoire des berbères et leur civilisation depuis la nuit des temps.

Mebarek Slaouti Takilt, est une femme en quête de vérités historiques effacées de la mémoire collective ou occultées « intentionnellement ou sciemment » des registres de l’histoire humaine. C’est une algérienne au parcours académique et intellectuel déroutant, tellement sa richesse et sa valeur sont considérables.

Takilt, cette femme au tempérament rigide d’une académicienne, ne laisse rien au hasard, mais tout ce qu’elle fait, elle le fait « avec amour pour notre histoire et notre culture ». Mais de quoi s’agit-il ? c’est quoi le contenu de ses recherches ? et que veut-elle transmettre dans ce genre de recherches ? Elle s’explique dans son lexique. « Je dois dire que j’ai été amenée à m’intéresser de plus près aux civilisations anciennes de la « Berbérie » lorsque je préparais ma thèse de doctorat. Les signes formant l’alphabet libyque apparaissaient bien plus anciens que ne l’étaient les signes du phénicien le plus ancien à partir duquel les signes des autres alphabets méditerranéens étaient censés être formés. Tous les signes des écritures alphabétiques semblaient être formés à partir des caractères libyques et non le contraire. J’ai donc été amenée à « farfouiller » un peu dans la préhistoire maghrébine ».

Oui, Takilt « farfouille » et va très loin dans l’histoire ancienne, là où de très rares chercheurs se sont aventurés. Elle bouscule l’ordre établi et raconte « la vraie » histoire qui échappe et s’échappe dans « l’ignorance » et « l’oubli » de la recherche.

Actuellement, Mebarek Slaouti Takilt est professeur en sciences du langage à l’Université Abderrahmane Mira de Béjaïa, à la Faculté des Lettres et des Langues,   Département de français.  Son état de services est si riche qu’il est difficile de le contenir. Tout avait commencé pour elle en 1972 comme professeur d’enseignement fondamental de sciences naturelles puis de français à Alger et ce jusqu’à 1985. Une licence de français suivra de 1985 à 1989, année durant la quelle elle deviendra professeur d’enseignement secondaire de français de 1989 à 1995 à Alger. Le parcours s’étoffe avec un concours puis une inscription au magister en 1991, tout en étant enseignante vacataire en sciences du langage au département de français de l’université d’Alger à partir de 1992.

Trois ans plus tard, elle est Maître-assistante détachée jusqu’à 2002 au département de français d’Alger, puis chargée de cours (2002 à 2005) et Maître de conférences de 2005 à  2007. Depuis l’année universitaire 2007-2008, elle est Maître de conférences au département de français de Béjaïa et Professeur depuis 2011 à ce jour. Dans tout ce listing fascinant, elle est également responsable de la formation doctorale LMD en sciences du langage.

Avec une Licence de français, un Mémoire de magister « Une lecture critique des écrits francophones sur le libyque » soutenu en mai 1995 au département d’Alger de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université d’Alger et une Thèse de doctorat d’état « Les signes graphiques de la Méditerranée antique, étude comparée et diachronique » soutenue en novembre 2005 à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Mostaganem, c’est une mine de connaissances que nous avons en face de nous.

Ses activités pédagogiques en disent long sur l’approche et la détermination de cette femme hors pair.  Depuis plus de dix ans, elle est dans l’encadrement des soutenances de Magister, de Masters et de Doctorants dans de nombreuses universités.
Au delà de l’enseignement, elle était présente au niveau national  avec « Contes du terroir » parus dans les passes culturelles de la presse, 1992-1993. Il s’agissait de répertorier une partie du patrimoine culturel algérien. En 2003, elle publie des livres pour enfants « Le mot qui blesse » en français et en arabe. Elle a capté l’attention avec « Le conte berbère entre réalité et fiction » (1997), « Animaux et rites : perception et reproduction de la vie » et « Animisme, reproduction et langage en Afrique du Nord et au Sahara » en 1998.

Au niveau international, son ouvrage intitulé « L’alphabet latin serait-il d’origine berbère ? » aux Editions L’Harmattan, paru à Paris en 2004, lui vaut tous les honneurs en France. Son autre Ouvrage e-books publié en 2012 sur Amazone « Les Peuples de la Mer contre les Ramsès », n’a pas laissé indifférent. Cette femme algérienne qui ne laisse pas indifférent ceux qui l’approche, n’a pas encore fini de surprendre !

F.C

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