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Maroc: nouvelle journée de grève générale à Al-Hoceïma

Maroc: nouvelle journée de grève générale à Al-Hoceïma

AL HOCEIMA (Maroc)- La plupart des commerces sont  restés portes closes vendredi à Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, au  deuxième jour d’une grève générale pour exiger la libération de Nasser  Zefzafi, leader de la contestation populaire qui secoue la région depuis  sept mois.

En début d’après-midi, la très grande majorité des commerces du  centre-ville était fermée, selon des médias. La veille, cette grève générale avait été très suivie dans la ville, ainsi  que dans d’autres localités de la province.

Lancée à l’appel du « hirak », le mouvement qui anime la contestation  populaire depuis sept mois dans la région du Rif, ce mot d’ordre de grève  entend protester contre l’arrestation du leader du « hirak », Nasser Zefzafi,  et de plusieurs militants..

Depuis la diffusion vendredi dernier d’un mandat d’arrêt visant Nasser  Zefzafi, le leader de la contestation qui secoue le Rif ces derniers mois,  la province d’Al-Hoceïma est en effervescence. « Etat corrompu », « Dignité pour le Rif », « Pacifique, pacifique! », clamaient  les protestataires, des slogans récurrents depuis le début du « hirak » (la  mouvance, nom donné au mouvement qui anime la contestation).

-Malgré les arrestations, les manifestations perdurent et le « hirak »  s’organise-

Un mot d’ordre de grève générale a été largement suivi jeudi où les  manifestations pour réclamer la libération du leader de la contestation  locale se poursuivent à un rythme quotidien. Jeudi soir, comme à chaque nuit tombée depuis presque une semaine, les  manifestants se sont rassemblés de nouveau dans le quartier Sidi Abed,  proche du centre-ville.

Ils étaient près de 2.000 à exiger de nouveau la « libération des  prisonniers », brandissant en tête de cortège une banderole avec le portrait  du leader emprisonné de la contestation, Nasser Zefzafi. Le rassemblement s’est déroulé sans incident, pour s’achever peu avant  minuit. En milieu d’après-midi, la quasi-totalité des magasins du  centre-ville ont observé une grève générale, là aussi pour exiger la remise  en liberté des activistes du « hirak » (la mouvance), nom donné à ce  mouvement qui lutte pour le « développement » du Rif, région marginalisée.

« Aujourd’hui toute la population est en grève », a lancé un gréviste.

La grève a été très suivie dans les villes voisines d’Imzouren et Beni  Bouyaach. Une importante manifestation a également eu lieu à Imzouren et  ses environs, selon des images diffuses sur les réseaux sociaux. Malgré les arrestations, les manifestations perdurent, et le « hirak »  s’organise, même « privé de ses leaders », constatait jeudi l’hebdomadaire  TelQuel. De nouveaux visages du mouvement sont apparus sur le devant de la scène,  comme Nawal Benaissa, 36 ans et mère de quatre enfants.

Après des heurts nocturnes avec les policiers pendant le weekend, les  manifestations se déroulent depuis lors sans violences. Des sit-in et rassemblements de solidarité ont été organisés ailleurs dans  le royaume, dont plusieurs ont été dispersés violemment par la police, à  Rabat, Casablanca et Meknès.

Aps

 

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