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Mali : le PM en visite à Kidal, attachement à la mise en œuvre de l’accord de paix

Mali : le PM en visite à Kidal, attachement à la mise en œuvre de l’accord de paix

Le gouvernement du Mali poursuit les efforts pour la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au moment où le pays s’approche de l’organisation du premier tour de l’élection Présidentielle en juillet prochain.

A cet effet, le Premier Ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga, se rendra jeudi à Kidal à la tête d'”une forte délégation”, en soutien à la présence de l’Etat dans la région nord du pays et le retour des services sociaux de base au profit des populations.

La visite du Premier Ministre qui fait suite à celle effectuée par l’ancien Premier Ministre, Moussa Mara, en mai 2014, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation de 2015, issus du processus d’Alger, ont rapporté les médias locaux citant le gouvernement Malien.

“Durant mon déplacement, je me rendrai à Kidal, où depuis quasiment six ans, il n’y a pas d’administration d’Etat”, a déclaré M. Maïga, en référence aux évènements de 2012 dans le nord du Mali, lorsque des groupes rebelles mené une large offensive contres les forces de l’armée Malienne.

“La meilleure démarche est donc de se rendre sur place, sans arrogance, avec le sens de l’écoute, connaître les attentes urgentes des populations”, a-t-il ajouté.

“Protéger, servir et rassembler les Maliens étant les missions confiées par le Président de la République. Je me rendrai également à Gao, Tessalit, Tombouctou, et dans des localités du centre du pays”, a poursuivi M. Maïga, notant que le redéploiement, dans le centre, de l’armée et de l’administration a des effets positifs.

Selon le gouverneur de la région de Kidal, cette visite du chef du gouvernement “est très attendue par les populations qui misent sur des propositions concrètes de sortie de crise”. Pour le chef de l’exécutif régional, l’arrivée de cette délégation gouvernementale va “contribuer à rassurer les agents de l’Etat et à les motiver à regagner leurs postes dans la région de Kidal”.

La visite du Premier Ministre Malien à Kidal intervient alors que la région fait face à plusieurs défis, dont la sécurité, l’accès à l’eau et à l’électricité et le retour des réfugiés. Pour certains élus de la région, la priorité est de trouver une réponse à ces préoccupations.

–Engagement à sécuriser le pays en vue de la présidentielle–

Le gouvernement malien s’est engagé à “tout faire” pour garantir le bon déroulement de la  présidentielle, dont le premier tour est prévu le 29 juillet prochain, et a annoncé un train de mesures sécuritaires et sociales au profit des populations du centre du pays.

“Les opérations de sécurisation du centre ont commencé, elles vont se poursuivre. Nous mettrons les moyens qu’il faut”, avait assuré M. Maïga lors d’une rencontre en février dernier à Mopti, chef-lieu de la région, avec des cadres régionaux.

Il avait également annoncé que plus d’un demi-milliard de FCFA (plus de 760.000 euros) allaient être mobilisés pour soutenir les actions de l’armée, affirmant que du nouveau matériel sera mis à la disposition de l’armée dans le centre”.

Le déploiement de l’administration dans les zones de cette région se traduira notamment par la nomination de sous-préfets, avait expliqué le Premier Ministre.

Il avait de surcroît annoncé une “montée progressive” des forces armées dans la région, et une “lutte sans merci” contre le terrorisme pour que “plus aucun mètre carré du territoire ne soit hors de notre contrôle”.

A la même occasion, il a expliqué que le gouvernement a décidé de “créer des cadres de dialogue avec les A la même occasion, il a expliqué que le gouvernement a décidé de “créer des cadres de dialogue avec les groupes et les citoyens qui décident de renoncer à la violence”, précisant que le président Ibrahim Boubacar Keita allait mener “des consultations pour désigner, dans les jours à venir, un panel de personnalités chargé de conduite le dialogue”.

Le Président Malien avait annoncé, dans son message de fin d’année dernière, que le Mali allait se doter d’une loi “d’entente nationale” pour parvenir à la paix et la stabilité en s’inspirant de la Charte pour la paix et la réconciliation algérienne qui a permis de tourner la page de la tragédie nationale.

Le Président Malien qui entend mettre en pratique sa feuille de route d’entente nationale s’est dit s’inspirer d’une “charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale” qui lui a été remise le 20 juin, deux ans jour pour jour après la signature de l’accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

Dans son message le Président Malien assure que cette loi ne “ne constitue ni une prime à l’impunité, ni un aveu de faiblesse. Encore moins un déni du droit des victimes”, soulignant que d’autres pays confrontés aux mêmes phénomènes “ont pratiqué une démarche similaire”, en référence notamment à la loi de “concorde civile” de 1999 en Algérie plébiscitée avec plus de 98 pour cent de “oui”.

La loi en question prévoit également de ne pas poursuivre “tous ceux impliqués dans une rébellion armée” n’ayant “pas de sang sur les mains”, a soutenu le chef de l’Etat Malien.

Enfin, et pour “mettre fin à certaines supputations” sur un éventuel report des scrutins prévus en 2018, M. Keita a réitéré “l’assurance que toutes les élections – et plus particulièrement la présidentielle et les législatives – se tiendront dans le respect des délais constitutionnels”.

Aps

 

 

 

 

 

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