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Mali : L’Algérie rejette tout changement anticonstitutionnel

L'Algérie a réitéré mercredi son "ferme rejet" de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement au Mali, affirmant que la doctrine de l’Union Africaine en matière de respect de l’ordre constitutionnel ne "peut faire l’objet d’aucune violation".

Mali : L’Algérie rejette tout changement anticonstitutionnel

Par : Abdelkader DJEBBAR

L’Algérie a réitéré mercredi son « ferme rejet » de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement au Mali, affirmant que la doctrine de l’Union Africaine en matière de respect de l’ordre constitutionnel ne « peut faire l’objet d’aucune violation ».

« L’Algérie réitère son ferme rejet de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement, conformément aux instruments pertinents de l’Union Africaine, en particulier la Déclaration d’Alger de 1999 et la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de 2007″, indique le Ministère des Affaires Étrangères dans un communiqué.

Et d’affirmer que  » la doctrine de l’Union Africaine en matière de respect de l’ordre constitutionnel ne peut faire l’objet d’aucune violation ».

L’Algérie qui a dit suivre avec « une très grande préoccupation la situation prévalant au Mali, pays frère et voisin » a appelé « toutes les parties au respect de l’ordre constitutionnel et au retour à la raison pour une sortie de crise rapide ».

Elle rappelle, à cet égard, que « seules les urnes constituent la voie pour l’accession au pouvoir et à la légitimité ».

Après des mois de troubles, la catastrophe redoutée est survenue. Pour la France, le coup d’État militaire au Mali suscite la peur du vide politique et d’une tourmente sécuritaire accrue, dans un pays sans intégrité territoriale, au pouvoir central trop frêle. Dans un communiqué publié mardi 18 août, le Ministère des Affaires Étrangères a exprimé son « inquiétude » devant la « mutinerie » engagée, condamnant « avec la plus grande fermeté cet événement grave ».

Emmanuel Macron s’est entretenu de la crise en cours avec plusieurs dirigeants de la région, notamment ses homologues Nigérien Mahamadou Issoufou, Ivoirien Alassane Ouattara et Sénégalais Macky Sall. Une fois le coup d’État déclenché, le Président Français avait même réussi à joindre le Président Malien, Ibrahim Boubacar Keïta (« IBK »), peu avant son arrestation. « Il s’agissait de lui indiquer que nous étions sur la même ligne que la Cedeao [Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest], à savoir le refus d’un coup d’État », explique une source diplomatique.

Pour la France, le Mali est à la fois un allié – inconstant et faible – dans la lutte contre les groupes djihadistes et un point d’ancrage important dans l’Afrique Francophone. Sécurité et influence. Mais Paris vit dans une forme d’impuissance et d’énervement contenu depuis des années, constatant le marasme politique dans ce pays et l’incapacité du Président Malien à œuvrer à la réconciliation et à l’unité territoriale.

 A.D

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