L’opposition appelle à la mobilisation

L’opposition appelle à la mobilisation

Par : Abdelkader DJEBBAR

L’opposition se serre les coudes. Les rangs semblent se consolider en prévision des prochaines présidentielles. Face à l’éventuelle et probable candidature du président sortant, les différents partis, grands et petits, semblent décidés à présenter un candidat unique. Dans ce sens Sofiane Djillali, président de Jil Jadid, a appelé à dire « Non » au 5e mandat pour le président Bouteflika en 2019. « La société algérienne, surtout la catégorie qui comprend mieux les enjeux actuels, doit refuser un cinquième mandat sans haine, sans esprit de vengeance et sans mépris. Nous leur disons, vous avez fait ce qu’il fallait, bon ou mauvais, mais le temps est venu que vous partiez, car il n’existe aucune autre solution », a-t-il déclaré.

Le ton est ferme. Il semble même être décidé au sein de l’opposition si l’on en juge par les propos du président de Jil Jadid. Il a plaidé pour une transition et appelé à l’union. « Il est souhaitable, dans la mesure du possible, de s’entendre sur un programme de transition pour réorganiser les affaires de la maison. Aucun parti ne peut imposer son programme dans la phase actuelle parce que nous ne sommes pas prêts pour une démocratie ordinaire. Je vous appelle d’ici, travaillons ensemble ! », a proposé Soufiane Djillali.

« Il faut qu’il ait un candidat unique pour la présidentielle (en 2019 pour l’opposition). Si nous nous entendons pas entre nous, la situation du pays ne s’améliorera pas », a déclaré Rachid Nekkaz avant de quitter la salle.

Ali Benouari, ancien Ministre du Trésor et ex-candidat à l’élection présidentielle de 2014, a appelé à saisir toutes les occasions qui se présentent avant 2019. « Nous nous acheminons petit à petit vers l’anarchie. Ils vont essayer de réduire la consommation des réserves de changes du pays pour se maintenir encore.

Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement, a établi, de son côté, un constat alarmant de la situation économique du pays en s’appuyant sur des statistiques.

La facture des importations est passée, selon lui, de 12 milliards de dollars en 2001 à 68 milliards de dollars en 2014. « S’ajoute à cela les 8 milliards de dollars de transferts des dividendes des entreprises étrangers vers l’extérieur.

Abdelaziz Rahabi, ancien Ministre et ancien ambassadeur, est revenu sur le scandale de Sonatrach pour évoquer le phénomène de corruption. « J’ai partagé un article paru dans un journal italien sur l’affaire Sonatrach. Après deux jours, Chakib Khelil et son groupe ont pollué ma page. Khelil a une brigade numérique puisqu’il a les moyens.

L’ancien ministre a relevé que l’Algérie a commencé à importer le mazout à l’époque de Chakib Khelil (au ministère de l’Énergie et des Mines). « À la même époque, Sonatrach s’est spécialisée dans la construction des hôtels et des stations de dessalements. Nous nous ne sommes pas rendu compte, mais en vingt ans les moyens de l’Algérie ont été mis aux mains des étrangers.

A.D

 

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