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Loi des finances 2018 Des retours de manivelle prévus

Loi des finances 2018

Des retours de manivelle prévus

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

Beaucoup de nouvelles dispositions pour l’année prochaine. D’abord un retour de manivelle sur les prix de certains produits et articles de consommation courante. Ensuite, l’innovation en matière de paiements électroniques au sein des commerces.

Le projet de Loi de finances 2018, adopté ce mercredi 4 octobre en Conseil des ministres, prévoit une augmentation sensible des prix des carburants. Le prix à la pompe d’un litre d’essence normale sera de 38,64 dinars au lieu de 32,69 dinars actuellement. Le prix d’un litre de l’essence super augmentera de 5,9 dinars pour se fixer à 41,67 dinars. Le sans plomb passe de 35,33 dinars à 41,28 dinars. Le gas-oil connaîtra une augmentation de 2 dinars pour être vendu à 22,80 le litre.

Le gouvernement, qui prévoit une rentrée annuelle de 61 milliards de dinars après l’augmentation de la TPP, évoque « une consommation exagérée » du carburant estimée à 14 millions de tonnes dont 9,7 millions de tonne de gas-oil par an. Le taux du carburant importé est évalué à 23% de l’ensemble de la consommation nationale des produits pétroliers, précise le texte. La « consommation exagérée » dont il est question ne peut s’expliquer que par les transits au-delà de nos frontières.

Un autre produit qui va encore empoisonner davantage la vie de certains Algériens : le tabac. Le taux fixe de la taxe intérieure sur la consommation (TIC) augmente de 10% pour les produits tabagiques, selon le texte.

Par exemple, le prix d’une boite de marque Marlboro, fabriquée en Algérie par la société algéro-émiratie, augmentera de 11 dinars.

D’un autre côté et pour faciliter les paiements dans les commerces, les Algériens, surtout ceux qui ne passent pas leurs vacances à l’étranger, auront à se familiariser avec les transactions électroniques.« Chaque opérateur économique, comme défini par la loi N° 04-02 (…) qui propose un produit ou des services aux consommateurs, devra mettre à leur disposition des moyens de paiements électroniques qui leur permettent de payer leurs biens en utilisant des cartes de paiement », stipule l’article 115 du projet de Loi de finances 2018 dont notre confrère TSA détient une copie.

Chaque manquement constitue « une infraction » qui soumet son auteur à une amende de 50.000 dinars. Les officiers et agents de la police judiciaire, les agents appartenant aux corps de contrôle de l’administration chargée du commerce et ceux appartenant à l’administration fiscale sont chargés de constater l’infraction, selon le même article. Les opérateurs ont un délai d’un an à partir de la publication de cette loi pour se conformer.

A.D

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