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L’Iran vise le phosphate Algérien

L’Iran vise le phosphate Algérien

Par : Abdelkader DJEBBAR

L’Iran souhaite importer du phosphate directement d’Algérie. C’est ce qui ressort de la rencontre, ce jeudi, entre notre Ministre Youcef Yousfi et l’ambassadeur iranien Reda Amri qui “a affiché le souhait de l’Iran, grand importateur de phosphate, d’acheter cette matière première directement à partir de l’Algérie”, selon un communiqué du ministère de l’Industrie et des Mines.

  1. Yousfi s’est dit favorable à cette proposition, invitant les entreprises dans les deux pays à engager des discussions afin d’arriver à des accords permettant l’exportation du phosphate Algérien vers l’Iran”, ajoute le communiqué.

Il n’y a pas que le phosphate qui  intéresse l’Iran, mais plusieurs domaines industriels, notamment l’agroalimentaire et le textile.

“L’Algérie et l’Iran sont liés par une haute commission mixte qui se tient périodiquement, et une autre commission mixte dédiée au secteur de l’industrie”, rappelle le communiqué du Ministère.

De son côté, et dans un passé tout récent, le  Ministre de l’Industrie et des mines, Abdessalam Bouchouareb, a souligné à Téhéran, la disposition de l’Algérie à établir un partenariat industriel “effectif” avec l’Iran qui lui permettra d’augmenter le volume des investissements et de diversifier son économie nationale.

Intervenant lors du deuxième forum d’affaires Algéro-iranien, M. Bouchouareb a souligné que “l’Algérie est pleinement disposée à établir un partenariat effectif dans les domaines où les deux pays recèlent des atouts d’excellence à l’instar de l’industrie mécanique, le textile, les matériaux de construction, l’industrie électronique et la sidérurgie”.

Mettant en avant la position géographique de l’Algérie, sa stabilité intérieure, ses ressources naturelles et humaines et ses infrastructures de base, M. Bouchouareb a souligné qu’il s’agissait d’autant d’atouts qui lui permettent d’asseoir les bases d’une industrie d’exportation vers les marchés de la région, l’Afrique, le Canada et l’Europe.

Les réserves connues de phosphate de l’Algérie sont estimées à peu près à deux milliards de tonnes les réserves connues de phosphate.

S’agissant de la situation actuelle du secteur, M. Yousfi a indiqué que  « le secteur produit un million, voire un million et demi de tonnes par an ». Toutefois, dans le cadre des nouveaux projets en cours d’élaboration, l’Algérie projette de multiplier par dix cette production. « Nous projetons de produire au minimum dix à douze millions de tonnes/an », a-t-il affirmé en précisant que « le phosphate est destiné à être traité, puis enrichi, et, sera transformé en acide phosphorique ».

L’Algérie est en train de revoir sa politique en la matière,  et le phosphate dont les gisements sont d’une très grande importance, occupe une place de choix dans la démarche du Gouvernement.

« Le secteur des mines est hélas sous-exploité. Nous nous attelons sur le court terme à la réalisation du projet d’exploitation et de la transformation du phosphate en engrais dans la région de Tébessa. Les études sont bien avancées, et nous avons une idée bien établie sur les partenaires, cela devrait nous permettre d’aller vite dans cet objectif », a-t- déclaré, optimiste.

  1. Yousfi a également fait savoir que cette transformation se réalisera à Oued Kebrit dans la wilaya de Souk-Ahras et que, parallèlement, une usine d’ammoniac sera réalisée à Hadjar Soud, Skikda, d’une capacité d’un million de tonnes de nitrate destinée à la transformation de cet ammoniac.

Dans ce sens, M.yousfi a indiqué que les efforts du gouvernement s’oriente essentiellement sur la concrétisation de grands projets inscrits depuis des années dans les programmes quinquennaux, tels que la transformation du phosphate et de l’ammoniac, en vue de fabriquer une large gamme d’engrais « avec un gisement de phosphate de 2 milliards de tonnes de phosphate , nous pouvons être les leaders en fabrication d’engrais en Afrique. Cela en plus du volet de la pétrochimie, nous pouvons intervenir dans la fabrication de matières premières pour, le plastique, le textile et les pneus  » précise- t-il

A.D

 

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