L’indispensable carte de paiement

L’indispensable carte de paiement

Par : Abdelkader DJEBBAR

Tout récemment je me suis hasardé à vouloir payer par  « carte-plastique » une facture de 75.000 dinars environ. La personne à la caisse m’a pris tout simplement pour un débile sortant d’on ne sait où. Pourtant le service bancaire qui me garantit est de renommée mondiale. Incroyable! Inouï!

Tout laisse croire que l’Algérie se bat contre vent et marée pour assainir le secteur des finances. Rien n’y fait! Le billet papier vaut plus que n’importe quelle autre monnaie électronique. La Banque d’Algérie vient d’établir un bilan. Il en ressort qu’il y a « près près de 45 milliards de dollars (44,97 plus précisément) d’argent dans le circuit informel.

La masse monétaire existante en dehors du circuit bancaire a toujours été un problème pour l’économie nationale. Jusque-là, les différents responsables affirmaient à chaque fois que cette masse monétaire est extrêmement importante, sans toutefois avancer la moindre fourchette. C’est la première fois qu’un chiffre «officiel» est donné.

Et il se pourrait qu’il ne reflète pas la réalité puisque la BA indique qu’elle s’est basée dans ses calculs sur une parité du dollar à 100 dinars alors que sa valeur aujourd’hui est de 114 dinars. De plus, ajoute-t-on de même source, l’épargne des algériens dans les banques avoisine les 37 milliards de dollars.

Une masse monétaire qui peut être retirée à tous moment pour être injectée dans le circuit informel. Que peut faire le gouvernement pour endiguer cette situation ? Pour l’instant, les autorités semblent être dépassées par le cours des événements. Aucune mesure concrète n’a été prise pour «capter» les sommes colossales qui alimentent l’économie informelle. Ahmed Ouyahia, l’actuel Premier ministre, avait tenté par le passé à deux reprises d’imposer l’utilisation du chèque dans les transactions commerciales mais en vain.

Les jours passent et confirment de plus en plus l’anarchie qui prévaut dans le secteur du commerce qui constitue un véritable casse-tête, à un point tel que personne ne sait où va l’Algérie avec l’informel. La clé du problème n’est autre que l’introduction des cartes de paiement électronique pour limiter les dégâts et passer à un stade plus cohérent.

A.D

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