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Libye: efforts du GNA pour sécuriser la capitale et appels au respect du cessez-le-feu à Tripoli

Des affrontements armés ont été enregistrés ces derniers jours au sud de la capitale libyenne Tripoli en violation de l'accord de cessez-le-feu conclu sous l’égide de l’ONU, malgré une série de mesures annoncées par le Gouvernement d’union nationale (GNA) en vue de sécuriser la capitale et de réinstaurer l'ordre dans tout le pays.

Libye: efforts du GNA pour sécuriser la capitale et appels au respect du cessez-le-feu à Tripoli

Des affrontements armés ont été enregistrés ces derniers jours au sud de la capitale libyenne Tripoli en violation de l’accord de cessez-le-feu conclu sous l’égide de l’ONU, malgré une série de mesures annoncées par le Gouvernement d’union nationale (GNA) en vue de sécuriser la capitale et de réinstaurer l’ordre dans tout le pays.

 Au moins neuf personnes, dont deux civils, ont été tuées et treize autres blessées jeudi, après la reprise des violences à Tripoli, selon les services de secours.

Face à cette situation, le GNA a demandé à l’ONU de prendre des mesures “plus fermes et plus efficaces”, appelant la mission de l’ONU en Libye à “placer le Conseil de sécurité (de l’ONU) devant la réalité des évènements sanglants en Libye pour qu’il assume sa responsabilité”, notamment envers les civils.

De son coté, le Secrétaire général Antonio Guterres s’est dit “alarmé par le nombre croissant de violations de l’accord de cessez-le-feu” en Libye. Il a appelé les parties en conflit à respecter l’accord de cessez-le-feu et à “s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver les souffrances de la population civile”.

  1. Guterres a en outre souligné que “toute personne ayant violé le droit international humanitaire et les droits de l’homme” en Libye doit être tenue responsable de ses actes.

Malgré l’accord de cessez-le-feu, conclu le 4 septembre sous l’égide de l’ONU, les affrontements ont repris la  semaine écoulée notamment dans le quartier de Salaheddine et sur la route de l’aéroport international de Tripoli.

Théâtre de violents combats entre forces gouvernementales et miliciens de la “Septième Brigade”, originaire de la ville de Tarhuna, à quelque 80 km au sud-est de Tripoli, depuis le 26 août dernier, les violences ont fait 111 morts et plus de 300 blessés.

Plusieurs régions plongées dans le noir et des milliers de déplacés

Les combats entre milices rivales, qui ont repris mardi dernier dans le sud de la capitale libyenne, ont poussé plus de trois milles familles à fuir et provoqué une coupure générale d’électricité dans l’ouest et le sud du pays, qui fait déjà face à une pénurie d’électricité.

La Compagnie nationale d’électricité libyenne a déploré, sur son réseau de distribution,  des dégâts ayant provoqué une coupure généralisée sur les régions ouest et sud du pays. Elle a précisé ultérieurement avoir commencé à rétablir “progressivement” l’alimentation, “malgré des conditions de travail difficiles”.

L’Organisation internationale de la migration (OIM) a de son côté fait état de quelque 3.845 familles libyennes contraintes de se déplacer suite aux derniers affrontements.

L’OIM a indiqué qu’au total 19.225 personnes en provenance de différentes régions ont été déplacées depuis fin août vers d’autres zones de sécurité.

Pour leur part, les services de secours libyens ont fait savoir que des dizaines de familles ont été déplacées vers des zones plus sécurisées suite à ces affrontements éclatés ces derniers jours.

Ces violences interviennent quelques jours après la création d’un comité de surveillance du cessez-le-feu conclu récemment entre les parties libyennes au conflit et une commission chargée des questions sécuritaires.

Aps

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