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Les policiers Français en colère : commissariats bloqués, longues files à la PAF

PARIS - Les policiers Français ont exprimé mercredi leur colère à travers des commissariats bloqués et causant de longues files d'attente des voyageurs dans les aéroports d'Orly et de Roissy-Charles De Gaulle.

Les policiers Français en colère : commissariats bloqués, longues files à la PAF

PARIS – Les policiers Français ont exprimé mercredi leur colère à travers des commissariats bloqués et causant de longues files d’attente des voyageurs dans les aéroports d’Orly et de Roissy-Charles De Gaulle.

Pour apaiser cette nouvelle fronde, le gouvernement a décidé mardi d’octroyer une prime de 300 euros aux forces de l’ordre mobilisées durant la crise des « gilets jaunes ». Cette décision a été adoptée rapidement dans la nuit de mardi à mercredi par l’Assemblée nationale française et devra toucher 110.000 fonctionnaires.

Usés par une mobilisation de plusieurs semaines, les policiers, dont un nombre important a été blessé lors des violences et des affrontements avec les casseurs des mobilisations de cinq samedis derniers, ont été appelé par les syndicats de police à ne sortir des commissariats qu’en cas d’urgence.

Lundi, le syndicat Alliance Police Nationale a appelé à une « journée noire » pour mercredi afin de protester contre le budget 2019, adopté jeudi dernier par l’Assemblée nationale française, pour les forces de sécurité, en baisse de 62 millions d’euros.

« Malgré nos appels répétés au président de la République, d’annoncer un plan d’urgence pour les forces de sécurité, à ce jour rien n’est encore annoncé », avait indiqué le syndicat de police.

Aux aéroports de Roissy et d’Orly, la police des frontières ont mené une grève de zèle où ils prenaient tout leur temps pour contrôler scrupuleusement les passeports des voyageurs à la sortie ou à l’entrée du territoire français, entraînant ainsi de longues files d’attente de 60 mn environ, contre 10 mn habituellement. Dans plusieurs villes, des portes de commissariats ont été symboliquement fermées.

A Créteil (Val-de-Marne, près de Paris), une centaine de policiers, en tenue et en civil, se sont rassemblés devant le commissariat pour faire entendre leur colère, alors qu’à Bordeaux, quelques centaines de policiers se sont rassemblés devant le commissariat qui est resté ouvert, conseillant les personnes de revenir demain.

Mardi soir à Nice, une dizaine de véhicules de la police nationale a traversé la ville avec gyrophares et deux-tons allumés, pour exprimer la colère des policiers.

« Décalages, rappels au service, vacations interminables, surcharge de travail, vie de famille chamboulée, nous ne faisons que subir, et tout ça sans aucune reconnaissance financière », ont indiqué des policiers.

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a reçu mardi et mercredi les trois syndicats derrières cette protestation pour trouver, avec eux, des solutions à leurs revendications, au moment où le gouvernement a réaffirmé, par la bouche du secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Laurent Nunez, sa volonté de payer les 274 millions d’euros dus aux policiers au titre des heures supplémentaires accumulées depuis de nombreuses années.

Avec cette nouvelle crise, le gouvernement tente de mettre les bouchées doubles pour apaiser une grogne des Français qui ne cesse de s’amplifier.

Le Conseil des ministres, réuni mercredi, a adopté un texte de sept pages pour revenir sur les mesures sociales annoncées, le 10 décembre, par le président Emmanuel Macron et détaillée lundi par le Premier ministre Edouard Philippe, pour tenter d’éteindre la colère des « gilets jaunes » avant les fêtes de fin d’année.

Le coût de ces mesures est estimé à plus de 10 milliards d’euros que le gouvernement devra trouver l’argent pour les finances, rappelle-t-on.

Aps

 

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