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Les conditions de travail des “femmes-mulets” Marocaines préoccupent les Eurodéputés

Les conditions de travail des “femmes-mulets” Marocaines préoccupent les Eurodéputés

BRUXELLES – Les conditions de travail des “femmes-mulets” Marocaines qui transportent des marchandises entre le Maroc et l’enclave Espagnole de Ceuta préccupent les eurodéputés Miguel Urban Crespo, Marina Albiol Guzman et Florent Marcellesi qui ont interpellé la Commission Européenne sur les mesures qu’elle compte prendre pour remédier à la situation.

Dans une question écrite adressée à l’exécutif européen, les Eurodéputés ont rappelé qu’en 2017, quatre femmes, porteuses de marchandises, sont mortes dans une bousculade au poste-frontière Tarajal qui jouit d’un statut de port franc.

Deux autres femmes ont perdu la vie le 18 janvier dernier après une bousculade survenue au poste frontière Tarajal II, réservé aux passeurs piétons.

Dans leur question, les députés Européens ont appelé la Commission à expliquer les mesures qu’elle compte prendre pour “remédier à la situation de non-respect par le gouvernement espagnol de l’article 31 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE concernant les femmes porteuses au poste  frontalier entre Ceuta et le Maroc”.

En effet, l’article 31 de la Charte stipule que “tout travailleur a droit à des conditions de travail qui respectent sa santé, sa sécurité et sa dignité”.

Les eurodéputés ont exhorté également la Commission à publier le rapport d’évaluation Schengen sur la gestion des frontières extérieures de l’UE établi après les inspections de contrôle menées en Espagne.

En octobre dernier, des députés européens ont vivement critiqué le silence de la Commission Européenne par rapport à l’affaire des “femmes-mulets” Marocaines, fustigeant l’exécutif européen qui n’a pas daigné répondre à leur question.

Lors d’un débat en commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) au Parlement européen, l’eurodéputé Miguel Urban Crespo a dénoncé le silence de la Commission Européenne vis-à-vis des mauvais traitements subis par les femmes marocaines employées par les commerçants de l’enclave espagnole Ceuta pour alimenter le commerce entre le Maroc et l’Espagne.

Ce député Européen s’est interrogé, lors de ce débat mené en présence d’un représentant de l’exécutif européen, sur les raisons qui ont fait que la Commission n’a pas été en mesure de donner une réponse aux eurodéputés qui l’ont interpellés sur l’affaire de ces “femmes-mulets”, évoquant, à ce titre, “les pressions fortes” exercées par le Maroc sur l’UE.

Dans leur question écrite, les trois eurodéputés ont interpellé la Commission sur la situation de milliers de femmes marocaines qui subissent des humiliations quotidiennes, des abus, de la maltraitance, de la violence et des violations de leurs droits humains lorsqu’elles entrent ou quittent  Ceuta, connue pour être la plaque tournante des “femmes-mulets”.

L’Eurodéputé a plaidé pour “une action claire de la part de l’UE” pour mettre fin aux “violations des droits de l’homme, humains et de travail” commises aux frontières de l’UE.

La députée Européenne Marina Albiol Guzman s’est demandée “comment la Commission Européenne peut-elle tolérer un tel non-respect des droits de l’homme dans l’UE” et s’il y a possibilité d’installer, sur place, un observatoire des droits de l’homme.

Aps

 

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